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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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aeroplane

7feetunder

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 Now he's gone, I don't know why.

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MessageSujet: Now he's gone, I don't know why.   Mar 1 Juil - 17:56

~ mick et jolie théo ~
Les pieds vissés sur mon skate, mon sac à dos sur l'épaule, mon casque sur les oreilles, ma cigarette entre les lèvres, je file sur les routes de Paris. Mon regard fouille les environs, se baissant de temps en temps sur la liste écrite de mon écriture pressée et brouillonne que je tiens entre les mains. J'ai déjà raturé trois boutiques inscrites dessus. Elles étaient nulles et moches. Et je ne peux pas offrir n'importe quoi à Zoé. Certainement pas. C'est ma sœur. Ma seule et unique sœur aînée. J'ai pour elle un respect particulier que je n'ai pour aucun de mes autres petits frères et sœurs. J'ai éduqué les jumelles. Zoé m'a éduqué moi. Pas exactement comme elle l'aurait souhaité, sans doute, mais elle y est pour beaucoup dans ce que je suis devenu. Et je veux compenser mon absence le jour de son anniversaire par le plus beau cadeau qui soit. Aussi, faute de parvenir à chaparder des fringues sur un shoot, j'ai réquisitionné l'aide de mes conseillères féminines les plus efficaces. Je connais encore peu Paris et ses boutiques branchouilles pour gonzesses, je me contente donc de suivre l'itinéraire établi sous les conseils de Pippa, Bea et Sara. Une bonne partie des lieux qu'elles m'ont cités étaient les mêmes, mais j'ai finalement réussi à obtenir de quoi faire mon bonheur. En plein virage, je retourne le morceau de papier. La prochaine boutique la plus proche se trouve à quelques pâtés de maison à peine. L'Arabelle. Connais pas du tout mais le nom est sympa. Très Arctic Monkeys. Machinalement, je me mets à chantonner la chanson, sans prêter attention au klaxon hurlant de la voiture qui passe à quelques centimètres à peine de moi. Depuis mon accident, j'ai un don pour calculer ma trajectoire, et celle-là ne m'aurait jamais touché. Le nez levé vers les environs, je repère assez facilement l'enseigne. Je ralentis l'allure et m'arrête devant la vitrine, que j'observe un instant. Ça n'a pas l'air trop mal. La vérité, c'est que j'y connais rien, en fringues de fille. Les trois quart des vêtements que je vois aux défilés et aux shoots, je les trouve à vomir. J'imagine que j'ai juste un manque de goût total en matière de mode. Cette pensée m'amène à recentrer mes prunelles sur mon propre reflet. Un grand gars tout mince avec les cheveux en vrac et une expression ironique sur les yeux. Sur le corps, il n'a qu'un jeans noir, des baskets, un tee-shirt gris et un gilet bleu marine à capuche. Boh. Je hausse les épaules pour moi-même, écrase ma clope, redresse mon skate d'une pression du pied, et, mon bébé coincé sous le bras, je passe la porte de la boutique. « Bonjour ? » je lance en français, en me concentrant pour contrôler mon accent. Je ne suis pas encore totalement au point mais Do serait fier de moi. Je profite de ma solitude pour fourrer ma liste dans ma poche, et pour jeter un œil dans un rayon. J'imagine que quelqu'un finira bien par venir, à un moment ou à un autre.
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MessageSujet: Re: Now he's gone, I don't know why.   Mer 2 Juil - 13:01


Une bien drôle de journée, supposait-elle, curieusement dévouée à la flemmardise : la boutique lui était confiée, et il n'y avait rien de plus commode que de s'occuper de quelques pointues clientes. Même, de plus plaisant que de conseiller, d'apporter ce qui s’apparentait à une Vérité ? Ainsi investie d'une telle mission, Théodora se sentait si importante qu'elle s'octroyait nombreuses cigarettes, qu'elles n'écourtait que pour remplir son devoir. Oh! Elle se voyait parfois grimacer à l'approche d'un passant, visiblement que trop heureux d'une telle devanture, quand bien même elle se reprenait aussi vite qu'il lui était permis! Fort heureusement, et de ce fait prédisposée à toute farniente, il s'agissait de sa cinquième sans la moindre interruption. N'était-elle pas un bien joli portrait, flamboyante jeune femme, une éphémère aux lèvres ? Il était vrai que cette tenue résidait dans ses favorites, même si elle ne regorgeait en aucun cas des adorables figures de ses jupes habituelles. Même, elle évoquait l'adolescence avec ses Stan Smith, ayant conservée leur miraculeuse blancheur, et ce top en crochet un peu brin trop court. Théo semblait tout droit sortie de ses jeunes années : ce perfecto vintage, un brin trop abimé, contrastait drôlement avec l'élégance de ce pantalon bordeaux, d'une matière infiniment douce et glissante. Retroussé, dénudant de minces chevilles diaphane. En pénurie de cigarettes, la Précieuse fut contrainte de regagner la boutique, un pincement au cœur. À peine eut-elle le temps de s'en emparer d'une nouvelle, qu'un bruit, effroyablement familier parvint à ses oreilles : des roues sur du bitume. Même, il lui semblait pouvoir l'identifier parfaitement. Il ne lui fallut qu'un regard vers l'extérieur pour reconnaître tout à fait cette dégaine : l'autre là. Sans prendre le temps de réfléchir, ni même de cesser toute puérilité, Théodora fondit derrière le comptoir, le cœur à vif. Fort heureusement, à temps! Quelques secondes plus tard, elle l'entendait saluer le vide. Après tant d'années! C'était affreux. Qu'allait-elle bien pouvoir faire ? Demeurer ainsi, prostrée tout près des étiques sonnantes défectueuses ? Elle remarqua même une ignoble araignée la narguer. Était-elle donc si pitoyable ? Tant de choses qu'elle aimerait dire, sans pour autant trouver les mots appropriés. Une souffrance infinie ? Une indifférente douleur ? Aucuns de tous ceux-là. Réalisant soudainement la drôle de situation qu'elle était elle-même en train de créer, auteur de sa propre gêne, elle se releva, légèrement tremblante. Quelques mèches de son haut et emmêlé chignon retombait sur son visage. « Je suis là. » Elle haïssait le destin. N'aurait-il pas pu la prévenir ? Elle aurait pu avoir le temps de se maquiller, histoire de sauver les meubles. « Je vends rien pour les gars, mais si tu veux, y a un American Apparel deux rues plus loin. » Froide et désarçonnée. Elle songea mourir en voyant qu'il n'avait guère changé.
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