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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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 the rest of us.

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MessageSujet: the rest of us.   Mar 24 Juin - 22:03



Est-ce qu’elle aime Lou ? Elle se mord la lèvre entre les dents, passe une main dans ses cheveux qui tente de masquer le creux qu’elle a au ventre. Ce qui s’est passé ? Elle a joué, elle a jeté les dés, et elle a perdu. Deux faces de trois, contre un double six pour lui. Lou et Khadî. Ça sonnait bien, tout le monde le disait, l’argentin et la brésilienne, peaux dorées l’une contre l’autre, le rugueux de sa barbe contre la douceur de sa joue. Ses yeux bleus à lui, parfois couleur ciel, parfois océans, et les siens, noirs comme une nuit de jungle. Partout où ils allaient, dans chaque pièce où ils entraient, ils attiraient les regards vers eux – eux pourtant humbles, satisfaits du paysage que leur offrait la vision de l’autre. Ils étaient jeunes, beaux, délicieusement assortis. On imaginait leurs futurs enfants. Plus d’une fois, timide, presque effrayée, elle a posé une main sur ventre en se demandant ce que ça ferait. C’est sa faute à elle. C’est elle qui a tout arrêté, elle le sait, il le sait, et ça suffit pour eux. La panique qui s’est emparée d’elle un matin, après l’avoir regardé dormir sur l’oreiller à ses côtés et s’être dit qu’elle serait capable d’y croire enfin, elle peut encore s’en souvenir. Cette nuit de cauchemar, le téléphone entre ses mains pour lui dire dans les larmes que c’est terminé. Qu’elle savait ce qu’elle perdait. Un homme dont chaque femme avait une fois rêvé. Avant d’effacer son visage de l’imaginaire, se persuadant qu’il n’existera jamais que là. C’est vrai, Lou est un homme idéal. Peut-être trop beau pour qu’on ose vraiment y croire. Encore ce soir, alors qu’il lui ouvre la porte, encore en tablier de cuisine, et qu’une odeur délicate embaume immédiatement son odorat, elle oublie tout, pourquoi elle l’a quitté et pourquoi ils ne seront plus jamais ensemble, elle oublie qu’elle a eu mal et lui aussi, elle oublie qu’elle n’a pas eu le courage de l’aimer. Lou lui rappellera bien vite qu’elle a la mémoire courte, et ce repas gourmet se dégustera sur une nappe d’amertume. Elle sourit, pourtant, il est un des rares devant qui elle ne peut s’en empêcher, ses pommettes se rehaussant et ses dents blanches contrastant avec la couleur mate de sa peau. Ses bras entourent ses épaules, puis son cou, elle se rapproche et le serre contre elle. Des semaines qu’ils ne s’étaient pas vus – comme des années, des siècles, toute une vie sans lui. Lou pense qu’elle en veut à son corps, peut-être, comme beaucoup d’autres, à son sexe, à défaut d’avoir voulu de son cœur. Sûrement ne peut-il pas sentir, sous la carapace qu’il s’est construite, tout ce qu’elle met dans cette étreinte. Les regrets et l’amour qui renait comme une flamme qu’on embrase de la pointe de l’allumette, le coup de foudre qui tonne dès qu’elle croise de nouveau son regard. Ses mains à lui viennent se poser contre ses hanches, une brève étreinte en retour qui lui demande surtout d’y mettre fin. Alors elle recule, lui jette son regard ironique qu’il connait si bien et qu’il sait déchiffrer, ce sourire désabusé qu’il comprend et qui lui dit sans détour qu’ils ne sauront jamais être amis. « Tu es doué pour les entrées en matière », ronronne-t-elle en désignant son nez de l’index, écho à l’odeur alléchante qui règne dans l’appartement. « Reste à voir si tu tiens la longueur… » Elle se faufile jusqu’au salon, où elle sait qu’il a préparé une petite table pour eux, se déleste de son blouson et, les deux mains à plat sur la nappe blanche, se tourne vers lui pour lui adresser un sourire mutin. « Je suis sûre que tu as fait des progrès. »
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MessageSujet: Re: the rest of us.   Jeu 26 Juin - 23:50

Oh, si elle savait. Tu l’aurais épousée si elle ne t’avait pas rejeté. Tu t’étais imaginé ta vie future avec elle. Dans 20 ans, dans 30 ans, toujours ensemble, sans que rien ni personne ne puisse vous séparer. De beaux enfants, un chat, une belle maison… Tu avais cru qu’elle était la bonne, et tu le croirais toujours si seulement elle n’avait pas pris peur. Mais voilà, la vie en avait décidé autrement. Le hasard, sûrement. Son expérience à elle, aussi. C’était comme ça, c’était la vie. C’était fini. Tu t’étais fait une raison. Avec difficulté, tu avais réussi à passer à autre chose. À avancer. Mais Khadîdja restera à jamais dans ton cœur. Elle restera à jamais celle qui passera en priorité. Et c’était bien pour ça que tu étais incapable de couper les ponts avec elle. Tu tenais beaucoup trop à elle, à sa présence. Après l’avoir convié à tester ton nouveau plat avec toi, tu dresses une table pour vous deux tout en gérant du mieux que tu pouvais la cuisine. Et puis là voilà, devant ta porte, passant tes bras autour de ton cou pour te faire un câlin alors que tu es encore en tablier. Tes bras entourent sa taille un court instant, profitant de son parfum qui te berçait la nuit autrefois, avant de te reculer légèrement pour mettre fin à cette étreinte. Il suffit d’un regard pour que vous vous compreniez, et c’est presque triste, d’ailleurs. Ah, si seulement ça pouvait être simple. Un sourire amusé dévoile tes dents blanches aux paroles de la maquilleuse, tandis que tu la suis jusqu’au salon. « Tu vas rire, mais je suis presque sûr d’avoir réussi mon plat, cette fois-ci. » Enfin, ça restait à voir, hm. « Je t’en prie, assis-toi. » Sans cesser de sourire, tu t’éclipses un instant dans la cuisine pour éteindre le gaz, et ramener une bouteille de vin par la même occasion. Tu en oublies de te débarrasser de ton tablier, mais qu’importe, après tout. « Alors, qu’est-ce que tu racontes de beau ? » demandes-tu tout en débouchant la bouteille, avant de remplir son verre. Tu finis par t’asseoir en face d’elle, plutôt heureux d’être en sa compagnie. Vous ne vous parliez plus autant qu’avant – ce qui pouvait paraître normal, vu que vous ne formiez plus un couple – mais ça te manquait tout de même. Tu ne voulais pas que vos vies prennent deux chemins séparés. « Je ne sais pas si tu es au courant… mais je crois que Divna Antigny en a après toi.. par ma faute. Je ne sais pas ce qu’elle t’a fait ou ce qu’elle a l’intention de te faire, mais je m’en excuse… je vais tout faire pour arranger ça. » Qu’elle laisse la laisse tranquille. Il était hors de question qu’elle lui fasse du mal, tu ne le supporterais pas. Ton regard gris se fait peut-être un peu trop sérieux, mais tu te sens obligé de la prévenir, au cas où elle ne le saurait pas déjà. Tu avais l’intention de la protéger du mieux que tu pouvais, quoi qu’il arrive, et dans n’importe quelle circonstance.  D'un autre côté, tu ne voulais pas que Khadîdja te pose des questions sur le pourquoi du comment. Tu étais loin d’être fier de cette liaison avec la rédactrice en chef de vogue, et encore moins fier de ce que ça avait engendré. Alors forcément, tu ne tenais pas particulièrement à ce que la jolie marocaine soit au courant. Mais c'était sûrement trop tard pour se faire ce genre de réflexion.  
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MessageSujet: Re: the rest of us.   Ven 27 Juin - 10:07

Elle aurait mangé tout ce qu’il lui aurait donné. L’amour, chez Khadîdja, comme chez les plus petits nourrissons, passait aussi par la nourriture, l’engloutissement. Il aurait pu lui proposer des harengs ou du fromage de chèvre (les mets qu’elle déteste le plus au monde), elle les aurait mangés les yeux fermés. C’est ce qu’on appelle la confiance. Aveugle, intrinsèque, celle qui vient du plus profond de nous. Celle qui dit qu’on a déjà tout accepté,  vivre et mourir pour l’autre. Il pourrait y avoir du poison mortel dans le plat qu’il lui a préparé : elle s’en fiche. Elle le mangera jusqu’à la dernière miette. Elle le voit revenir avec une bouteille d’un délicieux vin rouge, elle qui l’aime tant, rouge sang et bien foncé, avec du corps, extrait des cépages du sud. Son sourire répond au sien, elle dépose sur ses jambes mates la serviette blanche qui contraste avec la couleur de sa peau, jette un œil au vin qu’il lui sert. Lou a toujours eu bon goût dans chacun de ses choix, du moins lorsqu’il était avec elle. Culinairement, rien n’a changé. Elle goûte le vin et acquiesce. « Il est parfait », dit-elle dans un nouveau sourire, le regard brillant. Elle est certaine que son plat sera réussi. Il s’est amélioré avec le temps – il aurait pu s’améliorer à ses côtés, au rythme de plusieurs plats enchainés qu’elle aurait tous goûtés dans un rire ravi. Le passé la rattrapait, comme à chaque fois, l’entourait de ses bras, la serrait jusqu’à l’enchainer et elle tenait bon. Elle tiendrait jusqu’au retour chez elle, où, en prenant sa douche, elle fondrait sûrement en larmes. Le quitter et ne plus se retourner aurait sans doute été plus facile et moins douloureux. Elle n’y parvenait pas, et lui possédait cette facilité déconcertante à tirer un trait sur le passé pour créer un nouveau présent avec elle. L’amour ? Tant pis pour lui, testons l’amitié ! Comment faisait-il… L’avait-il seulement aimée autant qu’elle l’avait aimé ? Elle pensait que non. D’autant plus qu’il lui semblait l’aimer deux cent, trois cent fois plus depuis qu’elle l’avait quitté et qu’elle l’observait, de loin, en homme libre. Ce qu’elle raconte de beau ? Elle avale une gorge de vin réconfortante avant de sourire en battant des cils. Khadî cligne souvent des cils – c’est sûrement dû au fait qu’elle a les yeux généralement secs. « Tellement de choses, je n’arrête pas une seconde, tu le sais. J’aimerais pouvoir tout te raconter au quotidien », ajoute-t-elle à voix presque basse. « Diego ne parle plus que de toi depuis le dernier shooting pour le Harper’s. Non seulement tu as été excellent à l’éclairage, mais en plus tu lui plais. »  Indulgente, elle s’était retenue de signaler à Diego qu’il n’avait pas vraiment ses  chances avec Lou. Lou ne couchait pas pour la gloire ou la drogue. Lou ne couchait pas par coutume, il prenait au coup de cœur. Non ? Ce qu’il lui avoue la laisse muette. Elle sait qu’elle n’a pas été saluée par la rédac du Vogue lors du dernier défilé, elle sait aussi que cette dernière l’a détaillée pendant le show de haut en bas depuis sa chaise au premier rang : elle pensait que c’était simplement par habitude. Une jolie femme venue lui faire une certaine concurrence, chacune dans son domaine d’expertise. Jamais elle ne se serait doutée que Lou, son Lou, se cachait derrière tout ça. Interdite, elle observe un instant son ex compagnon de vie, son verre entre les mains. Comment, pourquoi ? Lou, jouer les toy boys d’une rédactrice tyrannique du pire journal de mode au monde ? Les jouets et gigolos de cette fille étaient connus dans le milieu, mais comment était-il possible que son Lou, si doux, si tendre, si profond, puisse faire partie du tableau d’hommes huilés et creux qui composaient les conquêtes de la rédactrice ? Etait-il payé pour ce qu’il lui faisait ? Cette seule pensée lui arrache un haut le cœur, et elle constate dans le regard de Lou qu’il a honte. Que c’est seulement par instinct de protection qu’il a avoué cette relation. Soudainement radoucie, toujours dans l’incompréhension, elle lui offre un sourire parfaitement dessiné. « Toutes les femmes auxquelles tu adresses un regard en ont après moi », murmure-t-elle tendrement. « Si je voulais me protéger, il me faudrait sûrement une armée. » Elle hausse les épaules. « Je préfère une belle mort : la favorite du sultan, assassinée par les amantes occasionnelles du harem. » Son regard, brillant de malice, croise le sien et remarque son inquiétude. Plus sérieuse, elle se penche pour déposer sa main contre la sienne. Elle observe un instant ce contact, et la taille de sa main fine sur celle de Lou, deux fois plus large, ses veines visibles sous sa peau couleur de bronze. Elle plonge alors son regard dans le sien. « Ne t’inquiète pas pour moi, d’accord ? Je ne travaille pas pour Vogue, et mon carnet d’adresse ne fait pas partie de ses admirateurs. » Ne souhaitant pas poursuivre plus longtemps la discussion au sujet de cette femme, ne voulant surtout pas imaginer ses mains sur le torse de Lou, autour de son cou, et ses lèvres contre les siennes, elle sourit de nouveau. « Je meurs d’envie de connaître le menu de ce soir… »
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MessageSujet: Re: the rest of us.   Sam 28 Juin - 22:12

Depuis le temps tu connaissais les goûts de Khadîdja. Tu savais ce qu’elle aimait, ce qu’elle détestait, ce qui la faisait frissonner, ce qui la faisait pleurer. Tu savais tout. Et pourtant, tu ne pouvais pas dire que tu la connaissais par cœur. Non, ce serait faux, et si tu te mettais à prétendre une telle chose, on te demanderait « mais alors, comment n’as-tu pas vu qu’elle allait te jeter comme une vieille chaussette ? » Bon point. Tu n’avais rien vu venir. Ça t’était tombé dessus comme ça, d’un seul coup, sans que tu ne t’y attendes une seule seconde. Pour toi, tout allait pour le mieux entre vous au moment où tu avais reçu ce coup de fil si fatal. Et puis tout s’était effondré autour de toi. Tu étais tombé de haut. Très haut. Khadîdja avait été la première à te briser le cœur de la sorte. Pourtant ta fierté d’homme fort, ta fierté d’homme courageux, t’avait empêché de perdre pied. Ce n’était pas facile pour toi, de faire face à cette femme que tu avais aimée, et que tu aimeras toujours. Un geste de trop, un regard, un sourire, des paroles, et tu pourrais replonger. Parce que oui, Khadîdja avait été comme ta drogue. À ses côtés, tu avais ce sentiment de bonheur instantané, cette possibilité de ne pas fermer l’œil de la nuit seulement pour l’observer dormir paisiblement et t’assurer qu’elle respirait. Ça te manquait, elle te manquait, mais tu avais conscience que ressasser le passé ne changerait rien au présent. Et il fallait faire avec. « J’aimerais pouvoir t’écouter au quotidien. » réponds-tu spontanément à mi-voix, plus pour toi-même que pour elle. Pourtant vous saviez tous les deux que ça restait impossible. Vous aviez beaux être ‘amis’, se voir trop souvent restait une mauvaise idée. C’était mauvais pour ton cœur, comme pour le sien. « Ah, c’était donc pour ça les mains baladeuses. » dis-tu en lâchant un léger rire. Oh, ce n’était qu’une petite main aux fesses que tu avais préféré prendre avec humour. Tu claquais parfois l’arrière-train de tes amis pour blaguer, même si ça situation n’était franchement pas la même, hm. Quoi qu’il en soit, ce Diego ne t’intéressait pas plus que ça, et tu avais surtout autre chose en tête que de batifoler avec un drogué. Comme Divna la folle menaçant Khadîdja. Tu vois bien le regard qu’elle pose sur toi. Elle est déçue. Et tu es déçu de toi-même. Tu as honte et tu regrettes, ça paraît évident. Son regard t’incite à finir d’une traite ton verre de vin, comme pour t’aider à surmonter ça. Tu aurais aimé ne pas la mêler à ça, à tes histoires sordides. Tu ne savais même pas comment tu en étais venu à coucher avec Divna Antigny. La peste par excellence. Son comportement était tellement exécrable, elle était tout ce que tu ne supportais pas. Et pourtant, elle restait une belle femme. Et toi, tu n’étais qu’un homme. Tu avais pensé bien agir en prenant les choses en main, et en stoppant votre relation, mais Divna avait aussitôt menacé Khadî. Ta Khadî. Et on ne touche pas à ta Khadî. Toute cette histoire te rendait inquiet pour elle, et surtout impuissant parce que tu ne savais pas comment la protéger. Si habituellement ses paroles t’auraient fait sourire, tu es beaucoup trop tracassé pour prendre ça à la rigolade. « Je vais rassembler toute une armée pour toi. » dis-tu dans un léger sourire avant que ses yeux se posent sur la main de la belle maquilleuse placé sur la tienne. Ce geste t’arrache un autre doux sourire. Ton regard bleu accroche ses yeux si noirs, si sombres, si envoûtants. Tu sais bien qu’elle tente de te rassurer, mais ça ne t’empêche pas de t’inquiéter pour elle. « Promets-moi de me prévenir si elle va trop loin… Tu sais que je suis prêt à tout pour te protéger, n’est-ce pas ? » Ça paraissait évident, tu étais prêt à tout pour elle, encore maintenant. Encore dans 10 ans, encore dans 50 ans. Pour toujours, en fait. Tu n’hésiterais pas une seule seconde à tout donner pour Khadîdja. Finalement elle change de sujet, et c’est sûrement mieux comme ça. Tout ça était trop sérieux, tu voulais simplement passer un bon moment avec celle qui t’avait brisé le cœur. « C’est une surprise. Mais ne bouge pas, nous allons commencer. » Tu te diriges vers la cuisine pour ramener à table les deux plats ainsi que la salade que tu avais confectionné. « Voici des empanadas et le pastel de choclo accompagné de sa salade verte, mademoiselle Mhattari. » Tu prends le soin de prononcer les plats en espagnol, comme en Argentine, dans ton pays natal. Avant de te rasseoir tu remplis son verre, ainsi que le tien. « Bon, normalement ce sont des plats à eux tout seuls, mais tu me connais, quand je commence je n’arrive pas à m’arrêter. » lui annonces-tu dans un sourire en soulevant les couvercles pour lui faire découvrir ce que tu lui avais confectionné. Et il fallait avouer que tu étais plutôt fier de toi, ça avait une belle gueule. « Ma mère me cuisinait toujours ça quand j’étais petit. » Tu lui sers une empanadas et un petit peu du gâteau de maïs pour qu’elle teste. Elle pourrait ne pas aimer, alors autant lui servir de petite part pour le moment, pour qu’elle ne se sente pas obligé de finir. Même si elle savait bien qu’elle pouvait être honnête avec toi. « Si tu n’aimes pas, il me reste des pâtes de ce midi. » lui annonces-tu le plus naturellement du monde.
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