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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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7feetunder

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 lonely boy.

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MessageSujet: lonely boy.   Mar 24 Juin - 20:59

~ mick et seo ~
Le type avec la bosse sur le front me fixe méchamment. Il replace inlassablement la poche de glace sur sa tête en grommelant, en claquant de la langue, en soufflant, réjoui d'être du bon côté de la porte blindée. Contrairement à moi. Je me retourne une énième fois sur le sommier suspendu à l'un des murs, la joue collée contre le métal glacé et le bras pendouillant dans le vide. Du bout de l'index, je m'amuse à suivre les jointures reliant les pavés. Ça fait des heures que je suis là. J'suis pas bien, je pue l'alcool, j'ai la nausée, j'ai la tête en vrac, j'suis mou. Du coup, ils m'ont balancé dans une cellule de dégrisement. Je crois. Je songe à tout ce que je pourrais faire, dehors, depuis tout ce temps, je pense à ma vessie qui me torture depuis un moment, et pire que tout, j'imagine les réactions des directeurs de mes agences quand ils apprendront que je me suis fait arrêter. Et pour quoi ? Franchement ? Pour être tombé sur un flic de mauvais poil ? Pour l'avoir un peu bousculé en skate ? C'est pas de ma faute s'il tient pas sur ses quilles et qu'il est allé se réceptionner pile sur un poteau. Je soupire. J'vais encore me faire gueuler dessus. Ils vont finir par me virer un jour ou l'autre, c'est certain. Qu'est-ce que je pourrai bien faire, alors ? J'ai amassé pas du blé depuis 2009, certes, mais me connaissant, je ne tiendrai pas bien longtemps dessus. Donc, je passe des heures à élaborer mille et un stratagèmes pour ne jamais avoir à dévoiler cette nuit au poste de police. Je me fais pas d'illusion, cela dit. Ils ont, et tout particulièrement chez Ford, un don pour être au courant dans la seconde du moindre de mes mouvements. Je les soupçonne de ne pas avoir avalé le coup avec Saddy et de me faire surveiller. Je me mets à débloquer sévère et pour me changer les idées, je me relève et vais accrocher les doigts aux barreaux sur la porte. Ils sont à la hauteur de mon visage et j'ai une vue plongeante sur le flic. « Cé ridicoule » je baragouine dans un français approximatif. J'me débrouille, pour dire la vérité, enfin, je suis pas trop mauvais, je maîtrise pas mal la grammaire et un peu de vocabulaire, mais j'ai un accent à couper au couteau. Ça arrive que les parisiens ne comprennent pas un seul mot de ce que je dis alors que ma phrase est correcte. C'est désespérant, des fois. Je détestais ça, au début. Un peu comme je déteste le regard oblique qu'il me jette. « Et vous voulez aller au prochain défilé Prada ? » je tente de marchander. Il prend même pas la peine de me répondre et je me retiens de l'insulter. Je passe un moment avec les bras passés au travers des barreaux et le menton appuyé sur le bord de l'ouverture. J'me fais chier, c'est dingue. J'espère que l'autre flic ne va pas attendre la fin de la matinée pour appeler les quelques numéros que je lui ai refilés. Je tourne dans ma petite cellule, je compte les pavés, je calcule le volume de la pièce, je laisse tomber, je récite l'hymne national australien, puis l'alphabet à l'envers, je tente de marcher sur les mains, je m'éclate la gueule, je réessaye, je m'éclate la gueule à nouveau, j'entends le flic qui se marre, je me laisse tomber sur le sommier, sur le dos, les mains sur le ventre et la tête dodelinant dans le vide, et là ! Je reconnais tout de suite la voix du gars qui arrive en répondant vaguement au policier qui l'accompagne. La porte s'ouvre et, face à moi, à l'envers, se dressent deux silhouettes. « Seo, t'es venu » je roucoule, prêt à lui faire un massage des pieds s'il me sort de ce trou puant.
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MessageSujet: Re: lonely boy.   Mer 25 Juin - 22:07

La soirée avait été longue. Trop drogué pour s’informer de l’heure que pouvait afficher un quelconque cadran, Seo s’affala sur son lit. Enfin. Le ventre appelant la nourriture il résista contre l’envie d’aller s’empiffrer de toutes les choses pouvant trainer dans la cuisine, même à mille lieux de la Terre sa conscience l’appelait à la restriction de bouffe. C’est ce qu’il se passe lorsqu’on est allergique à toute forme de sport. Se débarrassant de ses fringues, il s’interrompt entre le pantalon et le tshirt pour consulter ses textos. Grave erreur. Allongé, lit il s’endort comme une masse. Vibrations. Une sonnerie imbuvable lui crache dans les oreilles. Les paupières lourdes il trouve la force de créer une fente pour chacun de ses yeux déjà naturellement peu ouverts afin de se confronter dans une indéniable lutte à la lumière de l'écran. Mh ? Décrochant plus par curiosité que par envie la voix à l’autre bout du combiné semblait être le fruit d’une mauvaise blague jusqu’à ce qu’une appellation interpelle son attention. Mick Detweiler. Il y a de ces informations dramatiques qui vous remettent les pieds sur terre en deux deux, celle-ci en fait plus ou moins partie. S’étant relevé raide comme un piquet prêt à courir à la rescousse de ce cher nigaud il se stop net. Justement, il s’agit de Mick. Pas de panique. Tout va bien. Soufflant un coup, il prend le temps de se refaire une face à peu près présentable et surtout de se laver les dents. L’haleine : un détail très important pour parler aux flics. Se jugeant présentable et surtout convaincant, pas trop drogué en apparence entre autre, il rencontra un obstacle entre la salle de bain et la porte d’entrée. Ce salon était un véritable champ miné. Par quelle sorte d’obus ? Des escarpins, massivement. Râlant d’avoir manqué de se torde la cheville de la plus ridicule des manières il se décida enfin à aller porter rescousse à son très cher ami qui avait l’air d’avoir déjà trouvé ses marques de sa petite cellule de dégrisement. « De mieux en mieux. » Un sourcil arqué, commentant la scène et admirant ce macaque de Detweiler il retint un sourire. S’il le laissait passer il se mettrait à rire, le moment n’était pas approprié. Il fallait bien que quelqu’un relève le niveau, là. « Seo, t'es venu » En grande et due forme qu’il était venu. « Heureusement pour toi à ce que je vois. » Peut-être n’avait-il conseillé qu’un seul numéro de téléphone aux policiers mais à cette heure-ci pour sûr que peu de personne feraient le déplacement sauf un justicier. Seo le justicier, donc. « Allez bouge ton cul on y va ! » Imposant la cadence en frappant dans ses mains, son regard se tourna un instant vers le policier à la poche de glace sur le front. Refrénant un rire il lui tardait d’entendre la version de l’histoire de Mick, ça risquait d’être coloré. Oh puis merde. « Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ? »C’était bien plus drôle de demander au principal intéressé qui plus est devant le condamné qui théoriquement ne l'était plus. Quel boulet, quand ce n'était pas Violette c'était Mick, quelqu'un devrait songer au titre de papa de l'année pour noël, ce serait un cadeau amplement mérité.
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