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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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aeroplane

7feetunder

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 I can't break through your world.

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MessageSujet: I can't break through your world.   Mar 24 Juin - 19:53


lawrence


L’horloge au mur indique treize heures et quarante-cinq minutes. Tapant. Je suis en avance, pour une fois. Non pas que j’ai dans l’habitude d’être à la traîne. La ponctualité est toujours de mise avec moi. Et comme le rendez-vous d’aujourd’hui est important, j’ai même décidé de partir un peu plus tôt. Y’avais aussi Vlad et Joemma qui se faisait la guerre dans le salon. Ils étaient sur le point de me rendre folle. Surtout que l’angoisse a commencé à me ronger en début de journée. Et même la veille je dirais. Je ne sais pas à quoi m’attendre. Je me suis fait répéter à de multiples reprises à quel point cette entrevue était importante pour moi. Pour devenir quelqu’un dans l’univers de la mode. Parce que c’est ce dont il est question ici. Une entrevue avec une personne du Vanity Fair pour mettre en lumière ma carrière naissante. Lawrence Milner. J’ai son nom sur un bout de papier. Bien que d’avoir son nom ne me permettra pas de l’identifier au moment qu’il passera la porte du café. J’ose croire que lui me repèrera, sinon on est mal foutu. Les paumes de mains à plat contre la table, je retourne la serveuse gentiment d’où elle vient en lui faisant comprendre que j’attends quelqu’un. Ma mère, malgré tous ses défauts, m’a toujours dit qu’il était bien impoli de commander avant que l’autre personne arrive. Et pour une fois, je suis en accord avec cette sage parole. Oui, c’est rare. Seule mais entourée d’inconnus, je me mets à nouveau à douter de moi, mais surtout de ma présence ici. Puisque j’ai beau essayer de m’imaginer toutes les questions possibles qu’il pourrait me demander, je n’arrive pas à voir en quoi mes réponses seront suffisamment pertinentes pour faire partie d’une chronique dans le Vanity Fair. Je me suis même demandé s’ils ne s’étaient pas trompés de personne. Bien que les contrats se font de plus en plus présent et que je commence, très faiblement, à attirer une certaine attention sur moi. C’est angoissant. Mes yeux se portent finalement sur l’homme qui vient de faire son entré dans le café. Intuition. Je crois qu’il s’agit de mon homme. De l’homme, enfin, bref. De Lawrence Milner. C’est ce qu’il dégage, même à l’autre beau de la pièce. Et je suis subitement gênée en prenant conscience de la façon dont je le regarde. Dont je le dévisage, devrais-je dire. Je détourne les yeux l’instant d’une seconde alors qu’il arrive bel et bien à ma hauteur. « Bonjour… » Je m’annonce timidement, tendant la main en sa direction. « J’ai pris l’initiative de nous installer ici… J’espère que cela vous va. » Le vouvoyer, le tutoyer… J’ai décidé d’y aller avec le respect. « Je… Moi c’est Cora. » Comme s’il ne le savait pas. Il n’est surtout pas ici pour me faire une entrevue… non, non. Le stresse parle à ma place. Il doit bien le sentir de toute façon. Je devrais suivre un cours sur comment s’adresser en public… ou à une seule personne.
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MessageSujet: Re: I can't break through your world.   Mer 25 Juin - 2:35

A beaucoup de choses, l'on pouvait reconnaitre le manque de professionnalisme de Lawrence. Mais tenir ses entrevues dans des cafés plutôt que dans les locaux de Vanity Fair, ça ne témoignait pas tant de son manque d'éthique que du fait qu'il pense sincèrement que ça aiderait à détendre l'atmosphère, à placer son interlocutrice en confiance. Qu'importe qu'on puisse juger ça limite, pour une fois il estimait avoir une bonne raison de procéder d'une façon peut être peu conventionnelle aux yeux de certains, et c'est bien pour cette raison qu'aujourd'hui encore l'avis des autres ne lui importerait pas le moins du monde. Pourrait-il seulement en être autrement ? Probablement pas. En tous les cas, c'est ponctuel qu'il tâcherait d'arriver au lieu de rendez-vous, car paresser sur ses heures de travail était une chose, mais il tenait à honorer ce genre de tâches avec un semblant d'implication tout de même, parce qu'il avait assez de conscience professionnelle pour ne pas chercher à mettre en péril l'avenir des autres en même temps qu'il fragilisait chaque jour un peu plus le sien. Ainsi il arriva dans les temps dans ce café où très vite son attention fut attirée par cette toute jeune femme assise un peu plus loin, dont il connaissait déjà les traits, bien sûr, mais dont il n'avait jusqu'ici appréciée la vue que sur papier glacé. Elle, c'était très certainement la première fois qu'elle le voyait, parions d'ailleurs qu'elle n'avait pu être certaine d'avoir à faire à la bonne personne jusqu'à ce qu'il avance de lui-même dans sa direction, la mine enthousiaste, pas tant pour faire d'emblée bonne impression que parce qu'il s'en séparait rarement, en soi, de cette mine. Il lui sembla alors que la demoiselle l'observa avec une certaine insistance, ce qu'il mit sur le compte du fait que pour quelqu'un d'aussi jeune, une rencontre comme celle-ci avait un petit coté impressionnant, forcément. Ce qu'il constata bien vite à son ton hésitant. « Ouh, je vois, j'ai à faire à une angoissée » souffla-t-il avec malice à ses salutations, serrant par mécanisme cette petite main froide, lui qui aurait davantage opté pour une bise mais qui s'abstiendrait, pour cette fois, parce qu'il ne faudrait pas qu'il la perde à peine arrivé, quand même, cette entrevue perdrait en intérêt dans une sordide chambre d'hôpital. « Tu peux te détendre, princesse, je suis pas là pour te faire passer un mauvais moment ... sauf si tu me le demandes. » Oh allez, qu'elle se décrispe, qu'elle ne lui donne pas plus longtemps l'impression d'avoir été trainée ici par les cheveux, sinon il allait la prendre en pitié et lui proposer d'échanger par mails, ce qui serait perdre au change, disons-le clairement. « Tiens, commence par me tutoyer. T'es peut être jeune, mais moi je suis pas si vieux. Et pas non plus à l'ouest au point d'ignorer à qui j'ai à faire, en fait tu serais étonnée d'apprendre tout ce que je sais de toi. » Et ça, pas sûr que ça l'aide à se détendre. Restait à espérer qu'elle n'irait pas s'imaginer qu'il avait procédé à de mesquines petites recherches, en soi il avait simplement potassé son sujet, ce qui était beaucoup venant de lui. « Quant à moi, je vois pas l'intérêt de te rappeler qui je suis, ni pour qui je bosse, j'ose espérer qu'on t'a déjà briefée là-dessus, alors je vais plutôt te demander ce que tu veux boire, et dès lors nous commencerons, si c'est bon pour toi. » Autant dire que c'était la première et dernière occasion qu'il lui donnerait de couper court à l'entrevue, une fois lancé il irait au bout de ses questionnements et mieux valait que cette Cora s'attende à ce qu'il soit pragmatique, à travers certains d'entre eux.
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MessageSujet: Re: I can't break through your world.   Mer 25 Juin - 3:19

Ce n’est pas tous les jours que le Vanity Fair demande à avoir une entrevue avec moi. Cette occasion, j’ai bien compris que je ne devais pas la foutre en l’air. Pourtant, je crois qu’on n’aurait pas du me dire que c’était si important. Peut-être que si je n’avais pas su, je serais beaucoup plus dans l’état de stresse dans lequel je suis en ce moment. C’est grave d’être aussi nerveuse. Et voilà que l’homme que j’attendais vient me rejoindre, et que j’ai le don, dès le départ, de démontrer mon peu d’aisance en sa compagnie. « Ouh, je vois, j'ai à faire à une angoissée » Je fronce faiblement mes sourcils. À peine quelques secondes qu’il est devant moi et me voilà déjà catégorisé. Ça commence bien. « Tu peux te détendre, princesse, je suis pas là pour te faire passer un mauvais moment ... sauf si tu me le demandes. » Princesse. Oui, pourquoi pas. Il semble si décontracté que cela vient doucement me rassurer. « Ça va, je ne pense pas faire une telle demande. » que je réponds de ma petite voix, essayant du mieux que je peux de respirer, l’hésitation le lisant encore dans mes gestes. La suite a cependant le don de me surprendre. Je ne suis pas contre le fait de le tutoyer, cela me semble même plus naturel. Peut-être moins formel aussi. Et je préfère ce qui apparait moins formel à mes yeux. J’acquiesce donc d’un simple geste de tête. Pour ce qui est de tout ce qu’il connaît sur moi, il me semble normal qu’un journaliste s’informe sur son sujet avant de venir à sa rencontre. Pourtant, cela à tendance à me gêner plus que me mettre en confiance. Je m’en fais trop pour absolument rien. « Je n’ai rien à cacher. » Un sourire en vient presque à se glisser sur mes lèvres alors que je me demande si c’est la bonne chose à lui dire. Dans un sens, il est vrai que je n’ai pas franchement de choses à cacher, sans non plus être un grand livre ouvert. J’espère ne pas regretter mes paroles tout de même. Évidemment, je sais à qui j’ai affaire, qu’il ne me le rappelle pas trop souvent, je commençais tout juste à me détendre. Ce serait dommage de me laisser gagner par l’angoisse de devoir répondre à ses questions à nouveau. « Un café… Noir. Merci. » Cela suffira amplement. Je fixe mes doigts le temps de quelques secondes, une épaisse mèche de cheveux venant s’écraser devant mes yeux. La replaçant dans un geste automatique derrière mon oreille, je tente finalement un sourire à l’homme devant moi, démontrant que je me sens prête à faire face à son questionnement. « Ça fait longtemps que vous… Tu… Tu travailles chez Vanity Fair ? », je demande sans réfléchir. J’ai comme subitement une légère curiosité qui s’empare de moi alors que je me rends compte que c’était surement très déplacé de ma part. « Désolé, ce n’est pas à moi de poser les questions. » Voilà ce qui arrive lorsque je me détends légèrement. J’agis n’importe comment. Je suis maladroite, même sans le vouloir. « Premier faux pas de ma part ? » Ok, faudrait que j’arrête de parler. Et que j’arrête avec mes questions. C’est embarrassant. C’est toujours embarrassant. Ma vie.
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