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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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7feetunder

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 here comes the night time.

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MessageSujet: here comes the night time.   Lun 23 Juin - 16:19


vito

Malaise général. J’ai cette sensation de générer la gêne autour de moi, peu importe où je me retrouve. Ce n’est pas étonnant, je n’ai jamais été doué pour mettre les gens en confiance. Sauf peut-être lorsque cela concerne mes frères et sœurs. Mais la nature de nos liens est bien plus importante que celle du trois quart des autres personnes qui m’entourent. Alors que là, maintenant, je ne me sens pas du tout en confiance. Je me sens observer, sous tous les angles, toutes les coutures. C’est à se demander ce que je fais ici. Ce que je fais dans cette industrie. Parce que lorsque j’y pense, je ne suis pas certaine d’être faite pour être exposé de la sorte. Pourtant, je commence à développer un goût pour la mode. Encore subtile, mais tout de même présent. Et on ne cesse de me répéter que je suis faite pour poser. Que mon visage est prédestiné à se retrouver sur la couverture de grands magazines un jour. J’en doute. J’en doute encore et toujours. Et encore plus maintenant, lorsque je me retrouve à devoir poser avec un homme comme Vito. Homme dont je ne connais absolument rien, sauf qu’il est très populaire, a une bonne carrière et surtout, est très beau. Bon, tout le semble a un physique avantageux dans ce domaine, mais disons qu’il ne l’a pas volé, sa place de mannequin. Je me suis sentie coincée durant tout le temps du shooting. Et cela va probablement avoir des répercussions sur les clichés qu’à saisie le photographe. Je suis entrain de me dire que je vais peut-être même perdre mon contrat, si je suis nulle à ce point. Ça ne devrait pas me préoccuper, pourtant, c’est bien ce qui ce produit au moment même. Et ils me jugent, je suis certaine qu’ils me jugent. Heureusement, tout est terminé. Je sentais ma tête ne plus vouloir suivre le reste de mon corps, tant tout cela m’a demandé de la concentration inutile. Je viens d’enfiler mes vêtements, prenant mon sac de cuir en vitesse, tout pour quitter les lieux le plus rapidement et discrètement possible. Sauf que je tombe face à face avec l’imposant mannequin, qui devait lui aussi être sur le point de partir. Bien. Je suis presque désemparée, ça en fait pitié. Silencieuse, je me questionne sur la pertinence de le saluer, essayant de me convaincre que cela ne serait pas d’une grande utilité. « Bonne… soirée. » C’est suffisant ? C’est poli au moins. Je baisse les yeux, ayant encore plus envie de sortir de ce studio maintenant. Alors qu’en contradiction, je n’ai aucune envie de retourner chez moi. Je sais ce qui m’attend. La routine. « À la prochaine. » Ok, je crois que je viens de dire plus de mots en quinze secondes, que durant les trois fois où nous avons été amenés à nous croiser. Je suis bien prête à pousser cette lourde porte maintenant. Oui, au revoir, bel homme intimidant.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Lun 23 Juin - 17:13

Le photographe avait ce qu'il lui fallait, leur travail prenait donc fin ici. Tous deux avaient enchaîné les poses, toutes les photos ne seraient sans doute pas réussies mais Vito avait la sensation que c'était un bon shoot malgré tout. Cela se vérifierait un peu plus tard, mais si une chose ne lui avait en tout cas pas échappée aujourd'hui, c'est que la demoiselle à ses côtés ne semblait pas dans son assiette. Le trac des débuts, lui aussi était passé par là. Mais cette Cora, elle ne donnait jamais l'impression d'être très à l'aise avec lui, et ça, évidemment il avait bien fini par le remarquer. Pourtant ils n'avaient échangé que très peu tous les deux, depuis qu'ils étaient amenés à travailler ensemble. Ce n'était pas systématique mais il voyait bien qu'il lui arrivait de détourner le regard quand lui, posait le sien sur la jolie brune. Alors quoi, avait-il mal agi une fois, et désormais ça le suivait ? Non, Vito doutait d'avoir un jour pu la contrarier, même involontairement. Il devait y avoir autre chose, mais le fait qu'elle semblait à chaque fois si embarrassée quant il était là déplaisait fortement à Vito. Il ne pouvait se résoudre à laisser les choses comme telles, voir même, empirer. Non, ça n'était aucunement envisageable. Pour un homme pas tellement ouvert aux autres, entreprendre ce genre de démarches n'était pas la chose la plus évidente du monde mais dans des moments comme celui-ci, des occasions étaient à saisir, surtout s'il souhaitait vraiment qu'elle se sente mieux avec lui. L'argentin ne rencontrait pas de problème semblable avec la jeune Cora, il n'était pas mal à l'aise avec elle, du moins pas plus qu'avec quelqu'un d'autre. Qu'elle soit dans l'incapacité de s'épanouir dans son travail à cause de lui, il ne le supportait pas. Cela devait cesser, au plus vite, pour  la carrière de Cora qui n'en était qu'à ses débuts ça n'était pas forcément très bon, il le savait. Ainsi, une fois le shooting terminé, Vito aurait très bien pu rester sans agir face à son départ qui semblait imminent, mais il n'en fit rien. Elle venait de le saluer, et s'apprêtait maintenant à quitter le studio ... il ne pouvait pas la laisser prendre la fuite cette fois encore, sinon ce serait un cercle sans fin, et il n'avait vraiment pas envie de ça qu'on se le dise. « Hum, s'il te plaît ? » fit-il un peu hésitant, tandis qu'il espérait que ces quelques mots parviendraient au moins à capter l'attention de Cora, et qu'ainsi il pourrait la retenir. C'était bien le but de cette soudaine prise de parole, mais est-ce que cela allait suffire ... oh, il se doutait bien qu'il lui faudrait en dire plus, que tout ceci ne les mènerait pas bien loin. « Je n'arrive pas trop à savoir si c'est ce studio, ou moi que tu cherches à fuir. Peut-être les deux, ou l'un plus que l'autre ? » Vito avait bien conscience de ne pas être d'une délicatesse absolue mais il faisait réellement de son mieux pour briser la glace. Chose qu'il n'avait pas l'habitude de faire, ce qui devait se voir. « À moins que tu aies un train à prendre, dans ce cas je ne te retiens pas d'avantage. » Mais il n'y croyait pas, elle n'avait pas l'attitude d'une jeune femme pressée et soucieuse de rater son train, plutôt celle de quelqu'un qui désirait échapper à quelque chose. Ou à quelqu'un.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Lun 23 Juin - 19:06

Pourquoi est-ce que j’aurais dû m’en douter ? Que je ne pourrais pas m’enfuir aussi facilement. Non, cela aurait été bien trop facile. Lorsque la voix du jeune homme résonne à mes oreilles, j’en viens presque à me demander si je n’ai pas halluciné. Je lève les yeux en direction de Vito, une mine presque effarouchée s’invitant sur les traits de mon visage. Mes grands yeux verts le fixe. Muette je suis. Et je crois que je le resterai. C’est lui qui m’a interpelé après tout. Je me demande si je n’ai simplement pas oublié quelque chose et qu’il ne veut que me le rendre. « Je n'arrive pas trop à savoir si c'est ce studio, ou moi que tu cherches à fuir. Peut-être les deux, ou l'un plus que l'autre ? » Ça ne va certainement pas m’aider à me dégourdir de m’aborder de la sorte. Heureusement que je ne suis pas le genre de demoiselle qui rougit dans un instant de gêne, puisque j’aurais l’allure d’un homard en ce moment. Si mes joues conservent leur couleur naturelle, mes yeux eux, n’arrivent pas à masquer le malaise qui m’habite face à cette question. C’est surtout que je prends conscience que j’ai été loin d’être subtil dans ma façon d’agir avec lui. Je le savais bien que tous les yeux étaient portés sur moi. Pour les mauvaises raisons. « À moins que tu aies un train à prendre, dans ce cas je ne te retiens pas d'avantage. » Mais oui, un train. C’est exactement ça. Un train. Il vient de me souffler la réponse dont j’ai besoin pour m’échapper d’une situation embarrassante. Mon cerveau en a par contre décidé autrement. « Non. » À quoi ? Je ne précise pas. Ce non est aussi vague que fermé. Il me ressemble beaucoup, ce non. J’ai le sentiment qu’il ne se contentera pas de cette simple réponse. Ça ne donnera rien. Je perds de ma posture impeccable pour relâcher mes épaules, comme si j’abandonnais. « Non pour le train. Oui pour toi. », que je finis par avouer, terriblement franche pour le coup. Je suis peut-être timide, refermée sur moi-même, je n’ai jamais eu l’habitude de me montrer hypocrite. Et je vois qu’il doit avoir de bonnes intentions. Bien que je préférais lorsqu’il se montrait aussi muet que moi. « Ne le prends pas mal. » j’ajoute, avant de détourner les yeux. Maintenant que j’ai été un peu trop honnête avec lui, j’irais bien me cacher sous une table. Ou je peux simplement partir. De toute façon, je doute qu’il comprendra mes raisons qui me poussent à agir ainsi avec lui. Ce genre de mec ne doit même pas avoir conscience de l’effet et la présence qu’il dégage. Et c’est moi qui va passer pour l’idiote dans tout ça. Bien que c’est un peu déjà le cas.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Mar 24 Juin - 11:28

Cette Cora, l'argentin avait bien du mal à la cerner. Il faut dire que la demoiselle agissait bien étrangement avec lui, à tel point qu'il en venait à se demander s'il n'avait pas fait quelque chose de mal qui aurait pu la froisser, qui sait, peut-être sans qu'il ne s'en soit rendu compte. Pourtant, il n'avait pas le souvenir d'avoir fait quoi que ce soit dans ce genre-là, surtout qu'ils ne s'étaient jamais beaucoup parlé tous les deux, alors qu'est-ce qui aurait pu lui échapper d'un tant soit peu blessant ... non, vraiment, il ne voyait pas. Il sentait toutefois qu'il était à l'origine de la gêne ressentie par sa camarade, et il n'aimait pas ça. Comment pourraient-ils faire du bon boulot ensemble si l'un d'eux n'était pas à son aise ? C'était décidé, aujourd'hui il tâcherait de comprendre ce qu'elle avait éventuellement à lui reprocher. De toute évidence cela venait de lui, Vito se sentait donc concerné c'était bien normal. Mais encore fallait-il que la jeune Cora accepte de lui en dire plus, car pour le moment elle ne donnait pas trop l'impression de vouloir coopérer. Ils n'iraient nulle part si elle gardait tout ça pour elle, il lui fallait en parler, Vito était disposé à se montrer à l'écoute. Il n'avait rien de méchant, Vito, tout ce qu'il voulait dans l'immédiat c'était l'aider. Mais si elle ne voulait pas de son aide, alors il n'insisterait pas. Du moins, il essayerait de ne pas être trop insistant, de ne pas la brusquer. Ainsi, il eut la confirmation que c'était bel et bien lui que la jeune fille cherchait à fuir. Lui. Elle voulait s'éloigner de lui, rapidement, et les autres fois ça avait été la même chose, donc. Oui, quand elle quittait le studio photo dans un semblant de précipitation, là encore, c'était lui qu'elle cherchait à distancer avant tout. Heureusement que Vito n'était pas quelqu'un de susceptible. Le prendre mal ? ah non, elle pouvait se tranquiliser, il en était loin. « Je ne le prends pas mal. En revanche je ne comprends pas, peux-tu me dire quel est le problème ? » Rien ne l'obligeait à lui en dire d'avantage si ça n'était pas ce qu'elle souhaitait, mais désormais Vito se posait bon nombre de questions, pourquoi le fuyait-elle, comment était-il possible d'arranger cela, était-ce seulement avec lui ou bien avec d'autres également ... il doutait toutefois d'obtenir une réponse à toutes ces questions. « Est-ce que tu penses pouvoir dépasser ça un jour ? car tu sais, ça m'embêterait un peu que tu laisses tout ça te ronger, ça n'en vaut pas la peine crois-moi. » Une façon d'insinuer qu'il n'en valait pas la peine. En tout cas, cette jeune fille paraissait très incommodée par sa présence et ça, pour lui, ça n'était pas acceptable. Et ça ne pouvait en aucun cas perdurer de cette façon.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Mar 24 Juin - 16:38

Claques mentales. Je me fouterais une claque en pleine gueule. Je suis embarrassée. Je ne voulais pas me retrouver dans ce genre de situation. C’est pourquoi j’aurais du continuer mon chemin, quitter le studio et ne pas lui adresser la parole. Je resterais une sauvage, et cela ne changerait rien à sa vie. Non. À la place, je lui avoue franchement que j’ai un problème avec lui. Mon corps transpire le malaise face à cette déclaration. « Je ne le prends pas mal. En revanche je ne comprends pas, peux-tu me dire quel est le problème ? » Je m’enfonce. Plus les secondes s’écroulent, plus de mots sont échangés et je viens à me rendre compte que à quel point je ne dois avoir aucune crédibilité. C’est gênant. Terriblement gênant. « C’est rien. Ça ne mérite pas d’y porter une aussi grande attention. » Après tout, je ne suis qu’une gamine. Il a bien du s’en rendre compte. Autant je peux me montrer d’une grande sagesse et démontrer une certaine maturité, autant là, maintenant, je me sens comme la petite biche égarée qui fait des gamineries pour un rien. Il n’a surement pas de temps à perdre avec moi. Bien que je comprends qu’il se pose des questions, vu ce que je viens de mettre sur la table. « Est-ce que tu penses pouvoir dépasser ça un jour ? car tu sais, ça m'embêterait un peu que tu laisses tout ça te ronger, ça n'en vaut pas la peine crois-moi. » Je ferme les paupières une poignée de secondes, comme si par magie, lorsque je les ouvrirais à nouveau, je serais ailleurs, dans un autre endroit, en ayant pas besoin d’avoir cette conversation. « Hm… » Franchement, on répond quoi à ça ? Je suis tourmentée par sa réaction, ne m’entendant pas à avoir à justifier un jour mes agissements. Justifiant ma fuite comme une simple façon d’agir, sans répercussions. Ça ne fonctionne pas ainsi, il semblerait. « Tu crois pouvoir être moins intimidant… Un jour ? » Ce n’est pas de l’arrogance, je ne me le permettrais pas. Je ne fais que retourner son questionnement, mais de mon point de vu à moi. « Je suis désolée. Je crois que le problème ici, c’est mon attitude. » Et sa beauté. Son charme. Mais je préfère le garder pour moi. L’orgueil commence à se faire un chemin en moi. En m’alarmant de garder mes commentaires pour ma petite personne, si je tiens à conserver le moindrement d’estime. « Je ne dois pas être la première à agir de la sorte avec toi. Je ne serai probablement pas la dernière non plus. » Il doit bien le vivre fréquemment. Il n’a qu’à poser les yeux sur une fille pour que celle-ci s’emballe. Pour ma part, il ne génère pas nécessairement le désir, mais plus l’inconfort, aussi étrange que cela puisse paraître.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Mer 25 Juin - 1:10

Oh non, Vito n'était pas un homme que l'on vexait facilement. Pour preuve, à ses débuts, il avait essuyé bon nombre de commentaires désobligeants au sujet de sa taille - "le grand machin", "la sauterelle", nombreux avaient été les surnoms plus que douteux dont il s'était retrouvé affublé. Mais jamais, cela ne l'avait véritablement offensé. Surtout qu'au final, cette taille bien au-dessus de la moyenne et même dans un tel milieu, n'avait pas freiné son ascension. Aujourd'hui il était même en partie reconnu grâce à elle. Mais était-ce donc cette carrure si imposante qui faisait que la jeune Cora semblait si incommodée quand il se trouvait près d'elle ? C'était une possibilité comme une autre, pour le moment il était bien forcé d'y aller de ses petites suppositions étant donné qu'elle ne lui avait toujours pas dit pourquoi elle cherchait à le fuir de la sorte. Remarquez, il préfèrerait grandement que ce soit dû à ça, plutôt qu'à quelque chose qu'il aurait dit ou fait. Au moins ce ne serait pas réellement de sa faute, comme ça, dans le sens où il n'y pourrait malheureusement rien. Mais pouvait-il tout de même espérer savoir où était le problème ? D'après Cora, c'était sans importance et ça ne valait pas la peine qu'on s'y attarde. « C'est ton avis. Mais sache que je ne le partage pas. » Vito était quelqu'un de franc, quand il avait quelque chose à dire, il le faisait sans passer par quatre chemins. Pour lui, Cora cherchait à fuir une fois encore. Pourtant, ils discutaient tout à fait tranquillement, à aucun moment il ne lui avait fait le moindre reproche concernant son attitude pourtant étrange. Tout ce qu'il voulait, c'était y voir un peu plus clair et surtout, que la jeune fille se sente mieux en sa compagnie. Et c'est alors qu'elle lui apprit la chose suivante : il l'intimidait, tout simplement. Et bien, il savait qu'il n'était pas de ceux qui passaient inaperçus en arrivant quelque part, mais de là à mettre quelqu'un extrêmement mal à l'aise par le simple fait de sa présence... mince, c'était donc à ce point-là ? Et si elle était la première à se déclarer intimidée par Vito, honnêtement il n'avait pas le souvenir qu'on lui ait un jour fait pareil aveu. Ou alors, on se gardait bien de le lui dire lorsque c'était le cas.  « J'ai conscience d'être très grand et costaud, mais ... vraiment, je t'intimide ? » Elle avait beau l'avoir dit en ces termes, Vito avait encore du mal à l'assimiler. Pauvre petite, comment pouvait-il contrer ça, ce ne serait vraiment pas évident. « Hum, et bien, tu m'en vois désolé également. J'aimerais te mettre à l'aise, mais j'ignore de quelle façon, c'est ... assez insolite comme situation. » Et inhabituel. Car malgré ce que semblait penser Cora, on ne soulignait pas son soi-disant côté intimidant tous les jours. Car ici, cela semblait s'apparenter à un sentiment de peur. Alors il se sentait mal vis-à-vis d'elle, car même si désormais il savait où se situait le problème, il ignorait comment le résoudre et ça l'embêtait sacrément. « Tu n'as pas à avoir peur de moi, je n'ai jamais mangé personne, tu sais. » ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie, bien que l'humour n'ait jamais été son fort. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à dire dans l'immédiat, mais il était désormais trop tard pour se soucier de ça.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Mer 25 Juin - 2:36

J’ai l’impression d’être cette petite chose sans défense, dont on viendrait à en prendre pitié. Vous croyez qu’après ma révélation il me prendra en pitié ? La pauvre gamine perdue et effarouchée qui se laisse intimider par cet homme. Si un bon nombre de personnes assistaient à cette scène, ils seraient surement hilare de me voir patiner et gênée de la sorte. Pathétique. Le mot qui résonne sans cesse entre mes deux oreilles à l’instant même. C’est pourtant sans importance. Le mannequin ne devrait tout simplement pas se préoccuper de moi. « C'est ton avis. Mais sache que je ne le partage pas. » Je ne vois pas en quoi cela changera quelque chose. Puisque au final, lorsqu’il connaitra mon problème face à lui, il finira pour trouver cela inutile. Ou stupide. Je scrute son visage lorsque j’ose finalement donner une raison à mon comportement, attendant qu’il éclate de rire au visage. Bien qu’au fond, je doute qu’il soit le genre d’homme à réagir ainsi. Difficile à savoir. Je préfère détourner le regard finalement, me prenant une passion pour mes converses blanche, plus si blanche que ça. « J'ai conscience d'être très grand et costaud, mais ... vraiment, je t'intimide ? » Je viens à hausser les épaules comme simple réponse, impossible de mettre des mots sur la façon dont je le perçois. Il est comme il est, ce n’est pas de sa faute. C’est plutôt de la mienne. De ma maladie à me sentir petite dans cet univers que je n’ai pas encore réussi à m’approprier. En un seul regard, j’ai ce sentiment de ne pas faire partie de son monde. Ce sont des idées folles, mais ça ne me sort pas de la tête. « Hum, et bien, tu m'en vois désolé également. J'aimerais te mettre à l'aise, mais j'ignore de quelle façon, c'est ... assez insolite comme situation. » Moi qui pensait que c’était commun avec lui, maintenant je me rends compte que c’est peut-être moi qui le met mal à l’aise maintenant. Il n’osera plus m’approcher. Ce qui n’est peut-être pas plus mal. « Ce n’est pas franchement de ta faute. Je… C’est que. » J’essaie de mettre de l’ordre dans mes idées, ma capacité à synthétiser mes pensés s’est envolée. Je ne devrais pas avoir peur selon lui. Il ne mange personne. D’accord. « C’est rassurant ? » Mon ton sonne bel et bien comme une question alors que cela ne devrait pas en être une. Un faible et éphémère sourire se glisse sur mes lèvres. J’apprécie l’effort qu’il semble faire. Je dirais même qu’étrangement, je suis moins sur mes gardes qu’il y a quelques minutes. « Je n’ai pas l’habitude de côtoyer des hommes comme toi… » Aussi beau, aussi mystérieux. « J’ai cette tendance à me laisser gagner par la gêne lorsque je ne me sens pas à ma place dans un milieu. Et comme toi tu as l’expérience… Et moi je suis l’enfant dans tout ça. » Et bien il devient intimidant à mes yeux. Entre autre. C’est la seule explication que je suis capable de mettre en mots. « J’ai jamais été aussi embarrassée… » que je souffle finalement, accordant un nouveau regard en la direction de Vito.
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MessageSujet: Re: here comes the night time.   Jeu 26 Juin - 0:57

Quelqu'un de grand était-il pour autant intimidant ? Vito n'était pas bien sûr de savoir ce qui, selon Cora, le rendait intimidant mais il supposait que sa taille devait quand même y être pour quelque chose. Certes il dépassait le mètre quatre-vingt-dix, mais beaucoup d'hommes étaient dans le même cas, devant eux la jeune Cora aurait-elle été aussi mal à l'aise qu'elle l'était devant l'argentin ? Tout ceci avait un goût d'inédit pour Vito, avant cela personne n'avait jamais parlé d'un sentiment d'intimidation qu'il pouvait inspirer, du moins, pas devant lui. Il se demandait même s'il ne renvoyait pas malgré lui l'image d'un type menaçant à Cora, quelqu'un dont il valait mieux se tenir éloigné... il n'était pas comme ça, dangereux, imprévisible. Il espérait vraiment que depuis tout ce temps, elle n'avait pas eu peur de lui car il voulait bien l'impressionner, ça à la limite ce pouvait être flatteur, mais l'intimider ... il n'était pas sûr de comment il devait le prendre. Et quelle était l'attitude à adopter dans une telle situation ? c'était bien la première fois qu'il s'y retrouvait confronté, l'idée voyez-vous c'était de ne pas mettre Cora plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà. Alors pour ça, Vito tentait un peu d'humour ... sans trop de succès, quoi qu'il semblait avoir fait sourire la jeune fille, c'était toujours ça. « Arf, tu sais, je crois que le cannibalisme c'est vraiment pas mon truc en fait. » Voilà quelque chose de réellement rassurant, non ? « J'ai jamais essayé, hein, tu me diras ... » Et il ne prévoyait pas de le faire. Franchement, Vito n'était pas du genre à cautionner ce genre de pratiques, alors s'y adonner... non, très peu pour lui. Cette petite parenthèse visait à détendre un peu l'atmosphère, mais très vite, Vito put à nouveau se rendre compte de l'effet qu'il faisait à cette pauvre Cora. Des hommes comme lui ... des hommes tout court, plutôt, non ? Hm ça, il n'oserait pas l'insinuer par contre. « Toi aussi tu gagneras en expérience avec le temps, et qu'est-ce que tu crois, qu'à mes débuts je n'étais pas dérouté moi aussi ? Évidemment que si, on l'est toujours je pense quand on se lance dans quelque chose de parfaitement nouveau. Ça te passera, comme ça m'est passé. » Ce petit discours se voulait réconfortant, et en plus c'était sincère. Vito n'aurait pas pu mentir sur son propre vécu, il n'avait pas pour habitude de dire aux gens ce qu'ils avaient besoin d'entendre. Il ne fonctionnait pas comme ça. « Mais tu as bel et bien ta place dans ce milieu, sinon crois-moi, tu ne serais pas ici. » Et encore, elle était toute jeune. Elle devait avoir l'âge que lui avait quand il avait débuté là-dedans ... c'est dire le nombre d'années qui les séparaient. Alors il n'y avait aucune crainte à avoir, quand elle serait familiarisée avec tout ça, elle se sentirait mieux. « T'es mignonne comme tout, te laisse pas bouffer par ce genre d'idées absurdes. » Selon lesquelles elle n'avait rien à faire là, ne valait rien comparée à lui ... un jour, oui, un jour elle aurait très certainement une carrière semblable à la sienne. Il fallait laisser le temps au temps, ce ne serait pas facile tous les jours mais qui a dit que le métier de mannequin était facile, hm ?
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