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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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7feetunder

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 we made these memories for ourselves

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MessageSujet: we made these memories for ourselves   Lun 23 Juin - 16:13

(...)
loving can hurt sometimes
But it's the only thing that I know
When it gets hard, you know it can get hard sometimes
It's the only thing that makes us feel alive
~~
sara et fantin
(satin)

Elle est là. Là avec lui. Là en sa compagnie. Elle est encore là avec lui. Ce n’est qu’une habitude que de l’apercevoir au milieu de la foule en sa compagnie. Elle et lui ne se quittent plus. Ou plutôt il n’a jamais décidé de la quitter. Jamais l’idée de s’en séparer ne lui avait effleuré l’esprit. Quiconque qui connaissait un tant soit peu le jeune homme savait qu’elle serait là. Là encore. Là toujours. Il ne saurait décrire ce qu’elle pouvait représenter à ses yeux. Si ce n’est qu’elle avait une certaine valeur. Une valeur sentimentale. Cette valeur qui vaut plus que tout. Elle est là. Là entre ses mains. Elle est là et il la tient précieusement. De peur qu’elle ne tombe certainement ou peut-être pas. Elle. Il ne se qualifierait pas pour autant de matérialiste. Non. Matérialiste, il ne l’est pas. Il est juste attaché à sa caméra numérique et c’est aussi simple que cela. A peine venait-il de sortir de chez-lui qu’il s’empressa de vérifier dans son sac à dos si elle était bel et bien là. Jamais, il ne partirait sans elle. Ainsi il s’était empressé de rejoindre Sara en bas de chez-elle. Ils s’étaient donné rendez-vous. Pour passer du temps ensemble. Encore. Sara est très certainement la jeune femme qu’il fréquente le plus, ces derniers temps. Celle avec qui il apprécie passer son temps. Celle avec qui il apprécie tuer son ennui. Celle avec qui il peut oublier tous les maux superficiels des états d’âme d’un jeune homme de son âge. Celle avec qui il peut et veut partager son temps. S’il devait faire la liste des personnes qu’il appréciait le plus actuellement, elle ferait très certainement parti de son top cinq – ou top trois. Il serait difficile pour lui de faire la liste de ces personnalités qu’il apprécie. Quoiqu’il en soit Sara avait su gagner sa place au sein de ce groupe fermé que l’on appelle « amis ». Il ne saurait dire pour tout dire si Sara et lui sont amis. Amis ou non, une chose est évidente : une appréciation mutuelle était palpable entre eux. Lorsqu’elle l’a rejoint, ils prirent le chemin. Direction l’inconnu. Tout du moins aucun des deux n’avait prévu d’aller à un endroit particulier. Ou tout du moins lui n’avait pas programmé leur sortie. Alors entre deux ricanements, entre deux réflexions philosophiques – l’une principalement sur la tenue risible de ce nouveau stagiaire qui hante les locaux de l’agence, Fantin est presque certain qu’il a tapé dans l’œil de la secrétaire. Il y a des regards qui ne trompent pas et ces regards-là il les connait par cœur – ils se retrouvent non loin du pont des Arts. L’endroit en soi n’est pas une découverte pour le jeune homme. Il l’a déjà traversé. Souvent seul. Parfois accompagné. Il s’y arrête parfois, mais pas souvent. (…) Fantin s’empresse de sortir sa caméra de son sac. Il porte toute son attention sur l’appareil numérique, oubliant presque le temps d’une fraction de seconde la présence si rassurante et si confiante de Sara à ses côtés. Aussitôt il pointe l’appareil vers cette dernière. Un sourire se peint sur les lèvres du jeune parisien. Il est bien là. Là, avec elle. Elle, Sara. Il observe la jeune femme mouvant dans l’écran de sa caméra. Il quitte l’écran quelques secondes. Il sourcille légèrement, regardant alors silencieux la jeune femme faire. Elle cherche dans son sac. Que peut-elle chercher dans son sac au beau milieu de ce fameux pont. « Je ne te pensais pas aussi stéréotypée comme fille » commente-t-il, toujours la caméra en main. « Et encore moins fleur bleue et sentimentaliste. Il faut croire que tu te caches bien derrière ces petites mimiques. » continue-t-il sur un air qui se veut taquin. Clairement Sara n’est pas cette femme stéréotypée qui s’empresserait de déposer un cadenas avec son bien-aimé. Tout du moins la Sara que Fantin connait ne le ferait pas. Il n’a jamais prétendu la connaître par cœur, il n’a jamais prétendu tout savoir d’elle.  Mais ce n’est pas grave. Il est légitime de ne pas connaître tout d’une personnalité, tout simplement parce que des parts d’ombres subsistent. Ces parts d’ombres qu’il se surprendrait presque à chérir.
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MessageSujet: Re: we made these memories for ourselves   Mar 24 Juin - 19:36



On revient de l'agence. On avait la brillante idée d'étoffer un peu nos books en y ajoutant une série de photos de nous deux. Et comme on est parfait, on voulait s'assurer que le rendu était comme nous le souhaitions. Enfin, Fantin a juste du me menacer de me jeter de son balcon pour achever me de décider. Ou quelque chose qui s'y ressemble. Je ne peux pas m'empêcher d'appuyer sur le trajet du retour le ridicule de la secrétaire et son manque de discrétion, maintenant, Fantin, ne se sent plus. C'est bien malheureux. Les mains coincées dans mes poches de jean, j'avance rapidement, en prenant grand soin d'éviter les pigeons, ces choses volantes m'effraient un peu, je l'avoue. Une phobie comme une autre. Je manque de me casser la gueule en loupant la descente de trottoir, comme d'habitude. On approche du pont des Arts. Ça, je l'avais prévu. Je commence à fouiller dans mon sac lorsque la voix de Fantin s'élève dans les airs. Pardon ? Il est sous l'emprise de stupéfiant pour me sortir un truc pareil ? Suspicieuse, j'examine un instant la taille de ses pupilles, pour vérifier. Non, tout est correct. Je tente de faire abstraction un instant du troisième oeil pointé sur moi, sa caméra. « Quelles mimiques ? Explique, argumente ! » je demande en roulant des yeux, c'est vraiment n'importe quoi. « Tu sais ce que je te dis ? » je commence alors en me tournant vers sa caméra pour lui offrir gracieusement mon majeur en gros plan, aller, c'est cadeau. « Tu te souviens le mec dont je t'avais parlé il y a longtemps, et bien on avait mis un cadenas, il faut que je l'enlève » je commence alors en fronçant le bout de mon nez façon ma sorcière bien aimée. Non vous imaginez que ça me porte malheur ? Genre que je finisse ma vie toute seule à cause de ce pont, non, non, je ne suis pas d'accord. Je le sens sur le point de me faire une réflexion. « Une erreur de jeunesse » je souffle en prenant un air désabusé. Oui, je suis dépassée par ma connerie parfois, je l'avoue. « Je savais pas trop quel modèle de pince coupante prendre, lequel sera le mieux adapté selon toi ? » je ronronne alors en sortant mes deux outils, l'une étant bien plus grande que l'autre, et mine de rien, elles sont lourdes. Je les agite sous son nez pour qu'il m'aide à choisir, je vais bien sûr attention à ne pas trop approcher sa précieuse caméra, je tiens tellement à la vie. « Maintenant, il reste plus qu'à le trouver, rien de plus facile » je ricane alors en m'avançant de quelques pas, je crois qu'on l'avait placé au début du pond, et puis c'était un cadenas rose, plus kitsch, tu meurs. On avait même mis nos initiales dessus, je devais vraiment être désespérée ce jour là, sans déconner. « Bon, tu me suis ? » je demande. « Je te fais honte ? » je l'interroge alors que mes lèvres prennent la forme d'un o parfait, je me place au beau milieu du pont, en levant les deux bras armé chacun d'une pince coupante vers le ciel, pour lui foutre encore plus la honte. C'est bon, c'est des parisiens, ils pourraient y avoir un dinosaures en ville, ils s'en rendraient pas compte, ils sont trop pressés. Ouai, bon, j'avoue, c'est un peu cliché. Non, trêve de plaisanterie, il pourrait m'aider quand même.

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MessageSujet: Re: we made these memories for ourselves   Mar 24 Juin - 22:19

Fantin serait presque surpris de voir Sara s’arrêter au beau milieu de ce pont, face à l’un de ces parapets agrémentés de ces cadenas d’amour. Combien, avant eux, s’étaient arrêtés à ce même endroit pour y déposer un cadenas ? Combien ? Il ne put s’empêcher d’émettre un commentaire. Clairement il n’imaginait pas Sara pouvoir avoir un intérêt pour ces cadenas de l’amour et toute la significativité qu’ils devaient représenter. Clairement non. Sara n’était pas aussi romantique, aussi fleur bleue, aussi sentimentaliste que cela… tout du moins, elle ne lui paraissait pas comme cela. Non pas du tout. Elle est au-dessus de tous ces clichés teintés de romantisme nauséabond. Il se plaisait à penser qu’elle était au-dessus de cela. Peut-être parce qu’à ses yeux, Sara n’était pas comme tous ces autres femmes. Non.  Elle n’est pas comme les autres. Elle ne lui donne pas le temps de répliquer et surtout d’argumenter puisque aussitôt elle s’anime devant la caméra qu’il tient entre ses mains. « Ah ! Je parle de ça ! » qu’il souffle alors.  Ceci dit il n’a pas à lui demander les raisons de cet arrêt soudain. Non, Sara n’a pas l’attention d’orner d’un cadenas d’amour supplémentaire ce parapet. Elle évoque une ancienne relation. Elle lui aurait parlé d’un mec. Il hoche vaguement la tête comme s’il se souvenait des confidences que la demoiselle aurait pu lui faire. Il ne dirait pas qu’il les a oubliées ou effacées, juste dans l’immédiat il ne s’en rappelle pas nécessairement. Il reste silencieux alors qu’elle continue de prendre la parole. Ainsi donc avec ce garçon en question, elle aurait déposé un cadenas. Comme bien d’autres couples avant eux. Fantin n’avait pas échappé à ce rite du cadenas. Lui aussi en avait déposé avec sa dernière relation en date. En soi, il n’y avait rien de déroutant dans cette anecdote. Sara avait donc déposé un cadenas avec son ancien petit-ami. Sauf que... la demoiselle a décidé à ce jour de l’enlever. D’enlever ce fameux cadenas qui avait celé leur amour éphémère. Il fronce les sourcils, restant alors sans voix. Il ne comprend pas concrètement cette nécessité de l’enlever… qui d’ailleurs le ferait ? Il se le demande bien. Elle ne lui laisse pas le temps d’émettre son avis sur l’inutilité de son attention. Erreur de jeunesse qu’elle lui mentionne. Il observe la jeune femme à travers le petit écran de sa caméra. C’est alors qu’il la vit sortir de son sac deux pinces coupantes. Il sourcille, venant alors à se demander si Sara allait bien ou s’il ne devait pas commencer à s’inquiéter… c’est très certainement le moment où il devrait partir en courant, non ? Elle ne savait pas quel modèle choisir alors elle a la délicate attention de lui quémander son avis. La petite ? Enfin elle n’était très certainement pas aussi petite que cela. Ou la grande ? « Dis-moi tu caches d’autres objets tout autant… surprenants et inédits que ceux-là dans ton sac ou bien ? » s’informe-t-il. Car pour être inédits, ces objets l’étaient. Combien de femmes se promenaient au cœur de la Capitale avec des pinces coupantes dans leur sac ? Il ne devait y avoir que Sara pour le faire très certainement. Il pointe alors hasardeusement à l’aide de son index l’une des deux pinces coupantes. Franchement que ce soit l’une ou l’autre, c’était très clairement le cadet de ses soucis. Il l’observe alors se mettre à l’action. Il se tourne légèrement, pointant sa caméra en sa direction et en zoomant sur elle. Il dessine quelques pas en avant. Trois pas pour être précis. Elle semble déterminée à retrouver ce cadenas, c’est certain. Il n’émet aucun commentaire. La voix de Sara surgit soudainement. Bon, tu me suis. Il arque un sourcil. Est-ce qu’elle lui faisait honte ? Il baisse sa caméra quelques instants, faisant alors mine de réfléchir. Aussitôt il pointe l’objectif en direction de la jeune femme. « Non, mais je préfère assister à ce spectacle d’ici. » affirme-t-il. Il préfère être spectateur d’un tel spectacle qu’il pourrait presque juger de ridicule ou de risible. Sara ne semble pas en démordre pour autant et insiste légèrement pour l’avoir à ses côtés… à moins qu’elle attende un coup de main de la part de Fantin dans sa quête de cadenas. Il s’approche de la jeune femme. « Tu penses que les couples qui sont venus déposer un cadenas d’amour ici sont encore ensemble à ce moment même ? » qu’il lui demande alors qu’un air quelque peu sérieux se peignit sur le visage du jeune homme. « Si chaque personne séparée aurait enlevé leur cadenas, j’imagine qu’il y en aurait beaucoup moins… ». Il continue, regardant alors autour de lui. « Je pense que de ces personnes qui sont venus déposer un cadenas d’amour, certains sont peut-être encore ensemble, voire même mariés… d’autres sont séparés. ». Il se tait et se tourne en direction de la jeune femme. Il la considère un long moment.
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MessageSujet: Re: we made these memories for ourselves   Mer 25 Juin - 10:50


J'écoute d'une oreille distraite la question de Fanfan. Oui ? Plait-il ? Je suis un peu trop occupée à chercher des yeux mon cadenas, je pense que c'est une mission impossible. Je capte simplement le mot sac. « Non, j'ai le strict minimum pour survivre, c'est tout » je grogne alors en levant les yeux au ciel, la vie est dure. Non mais c'est vrai, une femme transporte un peu sa vie dans son sac, en tout cas, je fais partie de cette catégorie, je l'avoue. J'ai une bombe au poivre, des bonbons, des vieilles photos dans mon portefeuille, pleins de merdes comme cela. Il préfère rester derrière l'écran, ça installe une certaine distance, je trouve, mais tant pis. « Depuis quand je suis un spectacle ? » je ne peux pas m'empêcher de relever en fronçant les sourcils, avant d'hausser les épaules. Il me parle des autres couples qui sont venus ici, bon déjà, pourquoi ? D'ailleurs lui-même n'aurait-il pas déposer un cadenas avec son ancienne douce ? « Je n'en sais rien, et puis ce n'est pas comme si c'était important pour moi » je souligne car on s'en fout, non, des autres ? En tout cas, ce n'est pas mon problème. Autant être clair. Et puis je n'aime pas trop m'avancer sur des terrains glissants comme celui-ci. Et encore moins avec Fantin, qu'on se le dise. « Bon .. » je lance contrariée lorsqu'il continue, parfois, il se pose trop de questions. C'est presque agaçant. Je le regarde sans rien dire. Faudrait parfois qu'il arrête de parler, ça nous ferait du bien, à mon cerveau et aux autres.  « Merci d'avoir gâché mon moment » je murmure avant de ranger mes pinces coupantes, ouai, il me donne l'impression d'être complètement ridicule et je n'aime pas. Y a quand même des façons plus subtiles de me faire comprendre que c'est stupide, non ? De toute façon, je ne trouve pas mon objet, il a du se faire recouvrir par d'autres cadenas, au final. Tant pis. Je finis par m'accouder sur la structure, en virant un mec qui tente de me vendre un cadenas, dans le genre attrape touriste, il est au top. Mon regard s'accroche à la surface ridée de l'eau avant que je ne tourne brusquement la tête vers Fantin et sa caméra. « Sinon, j'attends toujours ma paye pour ça » je lui réclame alors avec un sourire satisfait qui s'étire lentement sur mes lèvres quand je capte le regard surpris du mannequin. « Oui, je ne fais pas ta muse gratuitement » je lui explique en me redressant un peu. « D'ailleurs tu dois avoir des vidéos de plus d'une heure de moi, simplement de moi » je fais exprès d'appuyer sur ce point précis avec l'esquisse d'un rictus insolent. « Je crois que tu commences à développer une certaine obsession pour ma lumineuse personne » je dis en soupirant, compatissante. Non c'est vrai, il faut voir la vérité en face. Il adore me contempler dans son champ de vision. Il ne peut pas se passer de moi. Non mais que personne ne s'inquiète, je le vis très bien, c'est beaucoup de pression au quotidien, mais je suis une fille solide. « Ceci dit, je te rassure, tu n'es pas le premier » je continue, faussement prétentieuse.



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MessageSujet: Re: we made these memories for ourselves   Mer 25 Juin - 13:45

Il s’informe juste concernant le continu du sac de la demoiselle. Il savait que les sacs des femmes pouvaient contenir des objets tout à fait originaux, mais de là à imaginer l’une d’elles se promener dans les veines de la Capitale avec des pinces coupantes. Il trouve cela quelque peu inédit en soi. A en écouter la réponse de la jeune femme en question, elle n’avait sur elle que le strict minimum pour survivre… et c’est tout. Il tente alors vainement de s’imaginer ce qu’elle peut bien sous-entendre par ce « strict minimum » de survie. Ce kit de survie contenait donc deux pinces coupantes, à cela il doit très certainement y ajouter un pistolet à eau, une bombe lacrymogène, un taser, un couteau suisse (ou tout simplement un couteau), une paire de ciseaux… Il espère en son for intérieur qu’elle n’avait aucun de ces objets cités dans son sac. Sûrement parce qu’il tient un tant soit peu à sa vie et qu’il ne veut pas qu’elle s’arme de l’un de ces objets de survie. Il reste alors silencieux à sa réponse. Il hoche vaguement la tête, restant planté là à la suivre du regard. Il ne veut pas prendre à son petit spectacle improvisé. Il est bien ici comme il lui fait remarquer. Oui, il est bien là. La vue est plutôt sympathique de là où il se tient debout. Sa réponse lui arrache un sourire. « Depuis les premiers instants que nous nous sommes rencontrés. » que Fantin souffle. Un léger rictus se peignit sur ses lèvres. Sa réponse le satisfait assez. Spectacle ou non, il doit reconnaître qu’il trouve l’attention de la jeune femme à l’égard du cadenas d’amour déposé quelque peu… inutile. Il ne va pas lui interdire d’agir comme bon lui semble. Elle peut bien faire ce qu’elle veut. Cet acte devait être rationnel et ne devait pas être qu’un simple coup de tête d’une femme affaiblie par un cœur un peu trop brisé. Les faiblesses de l’être humain se cachent bien souvent dans son cœur. Le cœur. Antre des faiblesses d’autrui. C’est ici que chacune de nos failles, chacune de nos faiblesses y trouve logis. Dans le cœur. Dans notre cœur. Il lui fait remarquer que si chacun agissait comme elle, il y aurait de grande chance pour que les parapets de ce pont ne soient pas habillés par ces innombrables cadenas et aucune polémique ne courrait pas dans les médias sur la dangerosité du pont. Il y a de grande chance que de tous ces couples, une grande majorité d’entre eux n’étaient plus en couple. Tout simplement parce que l’amour n’est qu’éphémère. L’amour ne dure que trois ans. Beigbeder avait défendu cette hypothèse. D’autres la réfutent. L’amour dure bien plus que trois années d’une vie d’un homme. Pour Fantin, l’amour ne dure qu’un temps. Un temps qui peut s’avérer parfois long, parfois court. Il suffit juste de partager cet amour que l’on se conçoit avec la bonne personne. La belle personne. Il écoute alors sa réaction. Il l’observe. Il sent alors une petite pointe d’agacement dans sa voix ou bien de contrariété. Peut-être un peu des deux. Il le sent. Il l’entend. Il le ressent. Peut-être n’a-t-elle pas tout simplement envie d’aborder – ou d’affronter – un tel sujet. Peut-être. Il suppose. Il imagine. Il spécule. Mais au fond, il n’en sait rien. Ainsi il lui aurait gâché son moment. « Hé ! » s’exclame-t-il. « Je n’ai rien dit… fais-le si ça t’en chante ! » reprit-il. Il imagine que les employés municipaux la remercieront de sa précieuse aide. Enfin soit. Elle semble s’être rétractée. En effet, elle range son artillerie (lourde ?) dans son sac… enfin dans son kit de survie devrait-il dire. « Hum, je peux savoir pourquoi tu avais l’attention de faire ça ? ». Il s’informe seulement. Il devait certainement y avoir une raison sous-jacente pour cette pulsion. A moins que ce ne soit qu’un simple coup de tête. Elle s’est réveillée ce matin-là avec cette (étrange ?) idée de vouloir défaire ce cadenas. Il aimerait comprendre tout de même. Une chose est certaine : elle change vite d’avis. Sara reprend alors la parole. Il fut quelque peu surpris par ces quelques mots. Il lui lance l’un de ces regards. Oui, vous savez l’un de ces regards qui en dit long (ou pas assez certainement), l’un de ces regards qui signifie « pardon ?! ». Qu’elle s’explique. Pourquoi devrait-il la payer ? Il n’a pas besoin d’acheter de la compagnie. Non. Ce n’est pas son genre. Il n’a pas le temps de l’interrompre pour lui demander des soupçons d’explication. Nul besoin puisqu’elle lui en fait part. Elle se dit être muse. Être la sienne de muse. Être sa muse. Elle ne le fait pas gratuitement. Il lâche un petit ricanement, agitant quelque peu la tête. Il aurait développé une forme d’obsession à l’égard de la Réunionnaise. Il redresse la tête et se tourne vers la jolie demoiselle qui se tenait à ses côtés. Il semblerait qu’il n’était pas le premier à développer un tel syndrome. « C’est ce que tu penses ! » ne manque-t-il pas à lui répondre. En aucun cas, il n’avait développé une certaine obsession à son égard. Il n’était… obsédé par personne. Il détourne son attention de Sara. Il trouve bien rapidement une nouvelle cible à capturer dans son appareil numérique. Une inconnue, qui n’avait très certainement rien demandé, défilant devant eux. « Un commentaire à émettre ? » souffle-t-il alors qu’il se permet de zoomer pour détailler les formes généreuses de cette inconnue. « En tout cas, tu devrais prendre de la graine sur son déhanché si tu veux mon avis. ». Il tourne légèrement la tête en direction de la jolie métisse. Un sourire se peint sur ses lèvres et il lui lance un regard complice. Il ne fait que de la taquiner.
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MessageSujet: Re: we made these memories for ourselves   Mer 25 Juin - 16:20

Je suis un spectacle depuis le premier jour, la première heure, hm, ça fait toujours plaisir à savoir. Je suis un clown. Comment dois-je le prendre ? Je vais y réfléchir. Je finis par renoncer à mon projet, oui, il m'a dégoûte, c'est bon ! Il me dit que je peux le faire, encore heureux « Ah bah non, c'est trop tard maintenant ! » je continue à grogner. Bah oui ! « Tu m'as coupé l'envie ! Bravo !   » je continue à enfoncer en écarquillant les yeux, oui, tant pis. J'espère qu'il a mauvaise conscience, j'espère ! Il devrait s'en vouloir ! Il me demande s'il peut savoir pourquoi je voulais faire ça. Je fais mine de réfléchir. « Non, tu ne peux pas » je réponds simplement sur un ton enfantin avant d'hausser les épaules, pour balayer sa question, c'est comme cela que ça marche avec moi. Puis je lui demande de me payer pour ma prestation, bah ouais, je l'inspire, c'est du taff quand même. Il préfère filmer une autre demoiselle. Qu'il fasse, même s'il sait qu'il trouvera rien de mieux que moi, visuellement parlant, mais soit, s'il a envie de nier son obsession, qu'il s’exécute, ça me laissera un certain temps de répit. Je le vois zoomer. Ça va, je ne dérange pas ? Il veut que je le laisse seul à seul avec le fessier de la demoiselle ? « T'es sérieux là ? » je fais mine de m'outrer avant de me rapprocher de lui, en lui donnant une tape à l'arrière du crâne. Non mais oh ! Il est réellement entrain de filmer son postérieur là ? Il est gonflé quand même. Je suis sensée prendre de la graine, euh, laissez-moi rire. Je lui lance un regard, en biais, dédaigneux. « En plus, elle est moche, ça se sent » Je lance, de mauvaise foi, bon d'accord, je l'avoue, elle est de dos, mais ça ne change rien, pour moi, dans ma tête, elle est hideuse. Elle pue la prétention sur ses talons de dix centimètres, d'ailleurs, intérieurement, je prie pour qu'elle se casse la gueule. C'est vrai, je suis sûre que cela ne lui fera pas de mal qu'elle se torde une cheville. J'avoue, je suis méchante, mais c'est un peu Franny qui déteint sur moi, je crois. Ça me rassure de me dire ça. Je pousse un sifflement, pour la demoiselle, avec mes deux doigts, il est d'ailleurs super puissant mon sifflement d'ailleurs ! Elle se retourne, oui, elle doit s'imaginer assez belle pour qu'on la siffle, évidemment. Je pointe du doigt Fanfan, en affichant un air désabusé. « Franchement, j'ai pas besoin de ça, moi » je ronronne en posant une main sur ma hanche lui lançant un regard faussement ravageur avant de rouler des yeux. Mon estomac se fait entendre, j'affiche un sourire radieux en me tournant vers Fanfan. Oui, quand je suis adorable, c'est que j'ai quelque chose à demander, je suis peut-être un brin intéressée comme fille ! Mais y a pas de mal, non ?  « Bon j'ai faim, tu m'offres un truc ? » je demande, ouais, j'ai que des pièces là, ça va être tendu. « Tu me regarderas manger, mais tu prendras rien parce que ...   » je ne finis pas, en lui lançant un regard lourd de sens.  « Voilà » je dis en minaudant avant de plaquer un bisou sur sa joue. Aller, en route ! Je l’attrape par le bras.
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MessageSujet: Re: we made these memories for ourselves   Lun 30 Juin - 14:51

Clairement, Sara n’est pas le centre de ses préoccupations, ni de ses attentions. Elle n’est pas la seule privilégiée à attirer l’attention de la caméra du jeune garçon. Certes il l’utilise de moins en moins, ces derniers temps. La faute à ces rendez-vous professionnels. C’est alors qu’il se décide à porter l’attention de sa caméra en direction de cette inconnue qui ne fait que de passer sur ce pont. Il se permet quelques plans assez douteux sur la démarche de la jeune femme, en se permettant alors un commentaire à l’égard de la jolie métisse qui se tenait à ses côtés. Elle ne manque pas de réagir. Elle lui demande s’il est sérieux. Un large sourire se peint sur les lèvres du jeune homme, laissant alors apparaitre ses dents blanches. Il lui lance un regard taquin et complice. Elle continue alors de commenter. Elle est moche, selon ses dires. « Pas du tout ! » souffle-t-il. « Je la trouve bien en forme, moi. » qu’il commente d’un ton léger et badin. Un petit rire s’échappe alors de sa bouche. Il relève la tête en observant la réaction de Sara. Certes cette inconnue n’était que de dos, mais il ne dirait pas qu’elle est moche ou non. De dos, elle est jolie. Elle a un joli, dirait-il. On néglige bien souvent la beauté d’un dos. Cela fait pourtant parti de ces critères de beauté. Il détaille alors un instant la silhouette de l’inconnue. Il reste silencieux alors qu’un sifflement venant de sa droite retentit. Il lance aussitôt un regard en direction de Sara. Il fronce légèrement les sourcils, avant de lui donner un coup sur l’épaule instinctivement. Un petit coup pour lui dire d’arrêter. Elle reprend alors la parole. Il lève les yeux en l’air. « Tu n’assumes même pas ! » qu’il se permet alors de lui faire remarquer. Oui. Elle n’assume pas le fait que ce soit elle qui ait sifflé cette inconnue. Elle n’assume pas puisqu’elle rejette d’une certaine façon la faute sur lui. Comme si c’était lui qui avait sifflé cette femme. Or non. Il ne dit rien de plus. Sara reprend la parole. Elle dit avoir faim. Elle lui propose de l’inviter quelque part. Il pourra la regarder manger, mais sans rien prendre en image. Il arque un léger sourire, avant qu’un petit air taquin vienne se peindre sur son minois de titi parisien. Elle laisse sa voix en suspens, ne finissant par alors sa phrase. Parce que ? Parce que quoi ? « Je t’offrirai un bavoir pour Noël, ça ne fait rien cela ! » annonce-t-il d’un ton plaisantin. Il ne doit rien prendre en image parce qu’elle ne sait pas manger proprement et dignement, il a compris le message. Ce n’est pas grave. Un bavoir ou une serviette lui sera bien utile. Vous savez comme lorsqu’on nous obligeait à la cantine, lorsqu’on était petits, à mettre autour de notre cou pour ne pas mettre de la nourriture partout sur notre nouveau tee-shirt. Sara ne mange pas proprement, il a retenu cette information. Il saura l’utiliser à bon escient. Sara et Fantin se mettent en chemin pour aller manger. Il en profite alors pour ranger sa caméra dans son sac à dos. Il pose un furtif regard en direction de Sara. « Tu ne veux toujours pas me dire pourquoi tu voulais le faire ? » qu’il demande alors qu’ils sont en chemin pour manger. Fantin connait le chemin par cœur, c’est ici qu’il vient manger avec son jeune frère lorsqu’ils passent du temps ensemble. Après quelques minutes de marche, ils s’arrêtent. Se trouvant face à la façade de l’un de ses restaurants étoilés qui peuplent la Capitale. Un léger rictus se peint alors sur les lèvres du jeune garçon. « Je t’invite. » qu’il ajoute avant qu’elle ne prenne la parole pour lui faire remarquer que l’endroit n’est clairement pas dans son budget. En entrant dans l’endroit, il salue l’un des serveurs présents. « La table habituelle. » souffle-t-il au garçon de service qui les emmène alors à l’une des tables pour deux, dans un coin de ce vaste restaurant. Fantin tire alors la chaise pour que Sara s’asseye. Il pose son sac à même le sol et finit alors par s’asseoir à son tour, juste en face de la jeune femme.
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