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Elle se déhanche, bouge doucement sur une musique qui maintenant enivre nos journées. Pourtant on s'en balance bien de la Valentina, de son escapade à Rome et de ses désirs de dolce vita, Elle vit dans nos crânes, avec son petit sourire mutin. It's wonderful, c'est comme ça. Depuis qu'on est gosse, on grandit à travers des spots publicitaires, des affiches aussi grandes que nos mères, fasciés brillant sur les immeubles parfois gris de Paris. On sifflote la musique de la dernière pub à la mode, inconsciemment pris dans l'engrenage, c'est qui ce type déjà ? Paolo Conte ? Si efficace. On rêve de liberté, de femmes modernes, du pantalon de Coco Chanel à la jupe asymétrique qu'on trouve dans n'importe quelle boutique de prêt-à-porter. Parce qu'il y a cette femme, dans notre dernier Vogue qui la porte tellement bien, et ce parfum, dieu ce parfum, si Hermès a l'air si sauvage, si libre, alors notre homme le sera aussi. Ce serait si beau, n'est-ce pas, d'être cet homme-là ? On les désire, férocement. Cet homme, cette femme. C'est l'histoire, d'une perfection calculée à la mèche près, la notre, la votre.


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7feetunder

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 tropical house (artémis)

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MessageSujet: tropical house (artémis)   Dim 22 Juin - 16:42

la poudre vole devant mes yeux qui papillonnent. ils ne savent où se poser, vacillent d'une lumière à l'autre sans trouver de point d'ancrage. comme un bateau à la dérive. une jeune femme s'applique à disposer un vernis transparent sur mes ongles taillés à la perfection tandis qu'une autre procède à des retouches maquillage. c'est le moment fatidique. si elles font erreur, elles devront tout recommencer et créeront ainsi un désordre sans nom pour finir par s'attirer les foudres du directeur. la pression est partout. celle qui fait ployer leurs épaules, trembler leurs mains et fait briller leurs yeux d'une douce lueur illusoire. personne ne parle. personne n'a le droit de prononcer un misérable mot, celui qui pourrait troubler la concentration de ses doigts de fées et celle des mannequins qui s'apprêtent à se heurter au monde des apparences. un monde tueur mais qui redonne la vie. je ferme les yeux un instant. j'ai l'impression que ma respiration résonne comme un cri dans cette pièce où seuls le bruissement des tissus et des matières vient troubler ce silence presque religieux. quand les pinceaux se seront tus, je sais qu'on criera mon nom et que je devrais me lever pour rejoindre le plateau. dans ma tête, je compte, comme les tic-tac d'une montre bien réglée. un, deux, trois. elles s'arrêtent. quatre, cinq, six. elles se lèvent, l'une d'entre elles s'emparent de la pince qui retenait mes cheveux captifs. sept. ils retrouvent leur liberté. huit, neuf. la porte s'ouvre. dix, onze. "en place !" crie la jeune femme aux cheveux frisés qui est en charge de la gestion des mannequins. je me lève à mon tour, adresse un sourire discret aux maquilleuses puis je la suis. je passe la porte. l’atmosphère est chaude, plus que d'habitude. puis je me souviens qu'aujourd'hui, c'est presque sans aucun vêtement que je dois poser avec quelqu'un que je connais depuis peu. d'ailleurs, il est déjà là. sa beauté me frappe de plein fouet, un peu à l'image d'une masse d'air chaude et d'une masse d'air froide qui entrent en collision. puis je m'approche de lui, un sourire confiant au creux des lèvres. salut artémis! je lui lance comme une balle qu'il doit tenter de me renvoyer. je pose un regard aux alentours. des notes de musique commencent à se faire entendre. encore ce maudit fond sonore qu'ils se sentent obligé de mettre à chaque photoshoot. tu sais, celui qui te rentre dans la tête et qui ne te quitte plus jusqu'à ce que tu finisses par sombrer dans les limbes du sommeil. je prends place à ses côtés puis je le regarde, une lueur de défi dans les yeux. t'es prêt? bon ok, dis comme ça, on dirait qu'on va se mettre à courir le 800m. en tongs. mais au fond, c'est un peu ça...
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Lun 23 Juin - 15:56

Le pinceau glisse sur son torse et Artemis doit se mordiller la lèvre pour retenir un rire, essayant de ne pas bouger pour ne pas compliquer la tâche de la maquilleuse, Maria, qui s'occupe de lui, alors il préfère se concentrer sur la conversation, parlant vivement à voix basse avec elle en portugais, lui faisant un sourire contrit lorsqu'il ne peut pas s'empêcher de contracter ses pecs, cherchant à échapper au chatouillement qu'elle lui inflige sans le vouloir. « Arrête de bouger, lui intime-t-elle en donnant un léger coup sur son ventre et il lève ses bras, entremêlant ses doigts pour les presser à l'arrière de sa tête afin d'arrêter de gigoter sous ses attentions. « Désolé. Ça chatouille. T'as bientôt fini? » Elle hume une réponse, appliquant la touche finale avant de se reculer pour lui jeter un regard de haut en bas, examinant son travail avant de hocher la tête d'un air satisfait. « Ouaip. » Elle claque sa langue avant d'attraper son oreille pour la tordre légèrement d'un air satisfait alors qu'il ravale une plainte, les yeux écarquillés. « J'te surveille Bloxham. » Ce qu'elle veut dire par là, c'est qu'elle voit bien qu'il a déjà les pieds qui le démange, la tête qui se penche parce que la nervosité monte par vagues et s'il ne se met pas à faire l'imbécile dans les trois prochaines minutes, tout ce qu'il va penser, c'est qu'il est à demi nu devant quantité de personnes et qu'il a mangé trois tartines de nutella au petit déjeuner. Ses doigts effleurent sa tignasse parfaitement coiffée alors qu'il les décroise avant de les tenir devant lui, recourbant tous les doigts sauf trois. « Scout's honor. » Elle hausse un sourcil, tapote délicatement sa joue, semblant lui dire bien joué mais je ne suis pas aussi conne, je te connais à force et c'est vrai, c'est une des rares à être aussi à l'aise avec lui, puis elle le quitte alors qu'Eve entre enfin dans la pièce principale pour les rejoindre. Se souvenant de l'injonction, Artemis se retient de bondir dans sa direction et se contente juste d'un signe de la main très... enthousiaste, un sourire aux lèvres, heureux de la retrouver. Et il entend plus qu'il ne voit la portugaise porter la main à son front comme pour s'intimer de la patience avec lui. Sachant qu'il ne peut pas lui tirer la langue, il commence à se déhancher légèrement sur la musique, adressant un clin d'oeil à Maria qui secoue sa main dans sa direction, menaçante, mais peu importe puisqu'il s'arrête aussitôt Eve arrivée près de lui. « Salut artémis! » Il doit se retenir au dernier moment de l'étreindre ou de lui faire la bise et au contraire, il lui attrape la main pour la faire tourner sur elle-même avant de laisser un sifflement admiratif franchir ses lèvres. « Eve, minha joia, tu vas en faire briser des coeurs. Le mien, en premier. » Minha joia, mon bijou. Un surnom qui n'a jamais été aussi bien mérité vu comme elle brille de mille feux sous les projecteurs placés stratégiquement dans la pièce. Artemis regrette seulement qu'il s'agisse d'une séance en studio et non d'une sur la plage mais connaissant son côté taquin, il y a fort à parier qu'il n'aurait pas pu se retenir de tacler Eve dans le sable autrement ou bien de la hisser sur ses épaules pour la jeter dans la mer une fois la séance bouclée. « t'es prêt? » Il répond à son défi tacite par un sourire amusé, glissant ses bras autour de sa taille, épousant son corps au sien, avant de tourner son regard vers le photographe, soufflant à mi voix. « Toujours, ma belle, toujours. »
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Mar 24 Juin - 18:05

une seule petite pression sur un interrupteur et la pièce se pare de ces mille et une lumières. c'est un peu comme quand on sort d'un endroit plongé dans la torpeur la plus totale, dans la nuit la plus noir et qu'on finit par retrouver la lumière du monde un peu malgré nous. au début, ça fait mal. on plisse les yeux et les formes ne font plus qu'une, unie par un vif halo de lumière blanchâtre. trop puissant. je plisse légèrement les yeux sous les feux qui nous éblouissent, laissant mon beau cavalier me faire effectuer un tour sur moi même. le temps d'un instant, des souvenirs lointains me reviennent. souvenirs qui semblent dater d'une autre époque. celle où ma mère avait invitée toute mon école à une boum organisée dans une salle gigantesque. il ne devait pas être plus de cinq heures de l'après-midi et on avait passé la journée à calfeutrer portes et fenêtres pour que la lumière reste à l'extérieur et ne viennent pas perturber nos danses maladroites. je laisse échapper un éclat de rire enfantin, minha joia? là, tout de suite, c'est un peu comme si il venait de me parler chinois ou une autre langue que je serais incapable de déchiffrer. l'anglais, l'espagnol et l'italien restent tout de même mes domaines de prédilection lorsqu'il s’avère de comprendre quelqu'un d'extérieur. minha joia? je tente de répéter tant bien que mal, amusée et à moitié sûre d'en avoir écorché la prononciation et peut-être même le sens. non mais t'as raison, continue de parler avec des mots que je ne comprends pas, ça te donne un petit air mystérieux... je ris de plus belle. de toute façon, il pourrait me lancer les pires insultes, je n'y verrais que du feu. et puis si ça se trouve, c'est peut-être ce qu'il vient de faire et moi, tout ce que j'aurais retenu ne serait que ces deux petits mots sonnant magnifiquement bien à mes oreilles. d'ailleurs, je les vois bien énoncés par un guide devant le tableau d'un grand artiste, s'étant appliqué à représenter une mer houleuse ou un beau paysage d'automne. je m'apprêtais à lui faire part de mon idée lumineuse lorsqu'il emprisonna ma taille pour réduire la distance entre nous. ...et en fait, ça te va plutôt bien. dis-je finalement, me bornant plutôt à achever ma phrase laissée en suspens comme un nuage dans un ciel couleur azur. je pose ensuite doucement ma main sur sa joue pour lui faire tourner la tête vers moi et déposer un petit bisou sur son nez. clac. l'éclair du flash et sa lumière aveuglante. le photographe, affichait ouvertement sur ses traits mutins, la fierté d'avoir capturer ce moment. puis il nous annonça que puisque tous les réglages nécessaires avaient été faits, on n'attendait plus que nous. je fais la moue, toujours amusée et un peu déçue de devoir commencer maintenant. finissant par passer mon bras autour des épaules d'artémis afin de m'appuyer sur lui, j'attends les instructions du maître, à l'image d'une petite enfant.
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Mar 24 Juin - 19:37

il plisse les yeux pour s'acclimater à la lumière soudainement trop forte, n'ayant pour seul objet de son attention que la demoiselle dont il tient la main si fine entre la sienne, admirant ce qu'elle porte. et il songe, imagine aller danser avec eve et regrette soudainement qu'ils soient dans le studio, débutant à peine leur travail, parce qu'il a envie de savoir, maintenant, tout de suite. alors il se contente de l'imaginer, en robe d'été, un peu flottante, dans un matériel doux au toucher, une couleur claire, la jupe serait longue, et à chaque fois qu'elle tournerait entre ses mains, elle épouserait et chasserait ses jambes bronzées. les mots techniques lui manquent, et ces mots à lui sont trop faibles pour exprimer ce qu'il veut voir, il se dit qu'il demandera à bea, plus tard. mais l'image est vive dans son esprit, il la voit, les cheveux relevés en chignon, des fleurs dans les cheveux, quelques mèches s'échappant de la coiffure. et il a envie de lui dire, viens, viens, on part, on va danser quelque part, on trouvera bien un bar, viens, on va danser pieds nus dans mon appartement, j'ai envie de savoir de quoi tu as l'air quand tu es à bout de souffle, viens je veux voir tes joues rosées par l'effort pour tenir le rythme, j'ai envie de voir la sueur coller tes cheveux à ton front, viens danser avec moi, eve. mais il est trop consciencieux pour lui dire tout ça alors il se contente de lui sourire et de rêver éveillé. un jour peut-être mais pas aujourd'hui. minha jóia?, elle répète et artemis lui adresse un sourire fond, aimant la manière dont elle prononce, certes de manière très hésitante, à la française en somme, le surnom dont il l'a affublée. hochant la tête, il attend qu'elle ait fini de parler, se concentrant sur ce qu'elle dit, puis murmure la traduction, « mon bijou. », juste avant qu'elle n'embrasse son nez. il retrousse aussitôt ce dernier, et son visage s'illumine. seul le flash vient interrompre la tendresse du moment et artemis cligne des yeux, rappelé à l'ordre par ce dernier, mais tout aussi vite, il tourne la tête vers le photographe, tentant de prendre l'air énervé mais ne pouvant retenir le rire qui monte et monte dans sa cage thoracique. « heyyyy! ... j'pourrais en avoir une copie? », sa voix résonne, claque dans l'air et le photographe lui fait signe que oui alors artemis lève le pouce dans sa direction avant de regarder de nouveau eve et de l'attirer contre lui, surprenant sa moue lorsque l'annonce du début du photoshoot débute. lorsqu'elle passe ses bras autour de ses épaules, artemis en profite pour déposer un rapide baiser sur ses cheveux en réponse, avant de tirer la langue vers le photographe et puis la séance commence.
sous les ordres du maitre, ils s'enlacent, se délaissent, se retrouvent, les regards changent, complices, amoureux, langoureux, décrivant une histoire agrémentée par les vêtements qu'ils portent et qu'ils changent, ils s'habillent, se déshabillent au bon vouloir de celui qui mène l'orchestre, au fur et à mesure que l'histoire se précipite vers la chute. leurs échanges sont brefs, bien que le photographe s'amuse apparemment à leur voler des moments candides, des moments rien qu'à eux et puis il commence à les pousser, tout doucement, hors de leur zone de confort et pour artemis, ça veut dire faire tomber le jean, wait what?
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Mer 25 Juin - 13:47

mon bijou. si j'avais été d'une nature plutôt timide, le sang me serait monté au joue. j'aurais rougi comme une enfant à qui on offre sa première fleur, son premier cadeau. comme une enfant que je suis toujours, même si elle tend à s'effacer plus les jours vont. un peu trop innocente et enfantine, parfois. c'est bien souvent les reproches que l'ont me fait. 'pourquoi tu ne lui a pas raccroché au nez, à ce connard qui te hurle dessus depuis tout à l'heure, hein? bon sang, faut te faire respecter. les autres n'hésiteront pas à te piétiner.' j'encaisse. je retiens. mais moi je ne sais pas comment ils ont fait, les autres, pour grandir. pour s'émanciper. je n'y arrive pas, je n'arrive pas à crier quand j'en n'ai pas envie, quand on ne touche pas à quelque chose qui m'est essentiel. plusieurs fois, la question m'a brûlée les lèvres mais elle n'a jamais dépassé le stade de ma pensée. pourquoi vous ne croyez plus en la beauté du monde, vous? dites le moi, je voudrais tellement savoir. pourquoi on aime ce qui nous fait mal? moi, je suis incapable de trouver la réponse. alors j'attends, peut-être qu'un jour, une âme charitable me la donnera. mais en attendant, je lui souris. moi, un bijou? j'accepte le compliment même si au fond de moi, je ne sais pas trop quoi dire ni quoi penser. c'est plutôt lui, le bijou. il est là et même sans dire un mot, il remplit la pièce de sa sublime présence. sans forcer, sans même le vouloir, j'en suis sûre. c'est lui l'ange que le photographe essaye vainement de capturer à coup de flash éclair et aveuglant pour que la terre puisse se remémorer sa présence quand il se sera envolé. il a un don, une aura. c'est très gentil, merci. je le pense. je veux aussi qu'il m'apprenne sa langue, mais je me retiens de lui demander parce que si je finis par la connaitre, le mystère sera brisé. il m'est déjà arrivé de mettre un film en arabe ou en hindi et d'écouter simplement comment les mots résonnent comme les paroles d'une chanson. un jour, je lui montrerai ce que ça fait, s'il ne connait pas déjà. je suis sûre qu'il aimera. mais pour l'instant, il faut écouter le maître. il nous lance des sentiments, des états d'esprit qu'on doit essayer d'attraper à la volée et d'imprimer, de se coller au visage. les couleurs défilent sur nos corps. noir, rouge, bleu, gris, vert pâle... tout passe et tout semble nous aller comme un gant, comme si tout dans ce monde avait été créé rien que pour nous. ça dure un moment mais le temps court à toute vitesse. il veut qu'on retire un vêtement. le bas pour artémis, le haut et le bas pour moi. puis enfin, je me demande pourquoi il m'ont affublée d'un short aussi court si c'est pour le retirer cinq minutes après. mais moi ça ne me gêne pas. ça ne m'a jamais gênée à vrai dire. j'ai toujours eu un rapport avec mon corps des plus faciles et le montrer, l'exhiber ne m'a jamais posé de problème, même moral. mais je sens bien qu'artémis ne ressent pas la même chose. alors moi aussi j'hésite. je ne vais pas me déshabiller si lui ne le fait pas. je n'aimerais pas me dire que j'aurais pu accentuer son malaise. alors je me rapproche de lui puis je murmure à son oreille : tu vas leur plaire. ils savent ce qu'ils veulent et ils te veulent toi. tu vas tous les faire tomber, je le sais. c'est ce que j'essayais de me dire quand leurs exigences allaient trop loin et que mon esprit faisait barrage à l'ordre qu'on lui assignait. ça marchait. ça a toujours marché alors j'espère que pour lui, ça fonctionnera aussi. puis je dépose un bisou sur sa joue.
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Mer 25 Juin - 22:55

c'est très gentil, merci., il se contente de lui souffler de nada, un sourire toujours aux lèvres, inclinant faiblement la tête dans sa direction, ne souhaitant pas pour une fois rajouter quoi que ce soit, sous peine de protester vivement qu'il n'est pas gentil, pas du tout, qu'il n'a simplement jamais été aussi sincère de sa vie. il espère simplement qu'un jour, elle réussira à le voir, avant qu'il soit trop tard. si artemis pensait que devoir retirer son jean allait être difficile, il était bien loin d'imaginer qu'entendre qu'eve allait devoir retirer bien plus que lui serait l'ordre qui le ferait déglutir difficilement. les mains pressées contre sa ceinture, il hésite visiblement lorsque sa partenaire semble le prendre en pitié. drôle de façon de le montrer quand elle se plaque quasiment contre lui pour murmurer à son oreille. probablement un truc de français. tu vas leur plaire. ils savent ce qu'ils veulent et ils te veulent toi. tu vas tous les faire tomber, je le sais. un tic nerveux agite sa mâchoire, elle est près, trop près pour dire ce genre de choses et sa joue brûle, retenant l'impression de ses lèvres. trop gentille pour que son coeur continue à maintenir un rythme contenu. trop mignonne pour que ses mains ne deviennent pas soudainement légèrement moites. « tous? », il l'interroge. conscient des regards sur eux bien qu'il ne se détourne pas un instant d'eve, il commence lentement à défaire sa ceinture, déboutonne son jean, ouvre la braguette et descend la glissière, avant de glisser ses mains de part et d'autre de ses hanches. malgré la lenteur de ses gestes, comme s'il s'agissait d'un effeuillage et non d'un déshabillage dans un cadre professionnel, et les battements de coeur résonnant furieusement jusque dans ses oreilles, il a l'impression qu'on n'entend que ça, la descente de la glissière mais c'est probablement les nerfs qui parlent. respirant un bon coup, mordillant sa lèvre inférieure, il donne une légère impulsion afin de laisser glisser son jean au sol puis il retire un à un ses pieds avant de l'envoyer valser dans le décor et doit se retenir de croiser les bras, peu habitué à être déshabillé, seulement vêtu d'un petit boxer de rien du tout et bien trop moulant, sous une lumière aussi clinique, aussi froide, aussi crue et devant autant de personnes mais il ne peut pas laisser tomber eve, pas maintenant, alors, tentant de ne pas crisper les poings, espérant qu'il n'est pas en train de rougir furieusement, artemis jette un regard de travers au photographe, l'air de dire et maintenant?
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Ven 27 Juin - 14:57

le temps semble avoir ralenti sa course effrénée. le silence semble avoir pris toute la place. seules les paroles que je veux rassurantes réussissent à briser la chape de plomb qui s'était installée. si je n'étais pas intervenue, le photographe l'aurait fait à ma place et d'une manière beaucoup plus brute. un mannequin réticent à se déshabiller, c'est fréquent ici. pas encore habitué à ce que son corps-objet soit exposé sous toutes les coutures, martyrisé par la lumière crue du flash, c'est encore plus difficile s'il a un rapport compliqué avec lui même. pour les photographes, un corps reste un corps et ils sont loin de voir la différence et encore moins de comprendre pourquoi certains refusent de s'exposer sous leurs regards parfois vicieux. ils manquent clairement de pédagogie dans ces moments là. je hoche distinctement la tête de bas en haut pour répondre à sa question. bien sûr qu'il va tous les faire tomber, c'est une évidence. alors quand il commence à se déshabiller, je fais de même. une fois mon short trop serré balancé à quelques mètres, j'ai l'impression de renaître. l'air peut enfin circuler à nouveau et effleurer ma peau, libérée de sa prison de tissu. c'est une torture ces vêtements là, ça ne devrait vraiment pas exister. puis je retire mon haut, le posant en dehors du décor de sorte à ce qu'il ne soit pas visible sur les photos. mes cheveux tombent en cascade dans mon dos. je les ramène sur les épaules pour qu'ils me protègent du froid qui peut prendre possession de mon corps à tout instant. les cheveux, c'est joli, mais ça ne sert pas qu'à ça. ça sert aussi à cacher toutes les petits choses qu'on ne désire pas montrer, c'est un des secrets du métier. j'adresse un petit sourire à artémis puis je me rapproche, attendant tout comme lui les directives du photographe. tu ne devrais pas douter de toi. je lui suggère discrètement. des milliers d'hommes aimeraient lui ressembler et ce nombre grandira certainement lorsque ces photos auront été publiées. mais je me dis aussi que ses complexes disparaîtront lorsqu'il aura compris l'effet qu'il produit sur les autres. le photographe émet un commentaire traduisant sa satisfaction puis il disparaît à nouveau derrière son appareil prêt à appuyer sur le bouton. alors je respire un grand coup puis je me prépare à exécuter tous ses ordres pour la énième fois.
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Ven 27 Juin - 18:36

L'air lui manque. Avec un boxer aussi minuscule, difficile de cacher la pointe de désir qu'il ressent face à Eve qui se déshabille en même temps que lui, alors il tente de se concentrer sur une partie de son corps, afin d'éviter de fermer les yeux et d'attirer trop l'attention sur son problème. Il laisse voguer son regard sur la courbe de sa clavicule (mais il songe à y déposer ses lèvres), ce grain de beauté dans son cou (qu'il voudrait effleurer du bout des doigts), ses cheveux qu'elle ramène à présent sur ses épaules (et il se demande de quoi ils auraient l'air fanés sur l'oreiller). Ce n'est que lorsqu'il se surprend à songer à Eve, la tête renversée en arrière, le dos cambré qu'il s'aperçoit qu'il va trop loin, beaucoup trop loin, qu'il le souffle un peu court et nul doute que ses yeux se sont un peu assombris également.
Pourtant elle lui adresse un sourire avant de se rapprocher et l'idée de la décevoir lui fait l'effet d'une douche froide. Comment ne pourrait-elle pas être déçue quand il ne peut s'empêcher de songer à poser ses mains sur elle alors que jusqu'à présent, elle n'a fait que l'aider? Comment peut-il être si peu professionnel lorsqu'elle lui fait confiance pour ne pas en abuser?
tu ne devrais pas douter de toi, qu'elle lui glisse et lui, lui il a envie de disparaitre six pieds sous terre, de l'attraper par les bras et de lui dire qu'elle ne devrait pas dire ça, qu'elle ne peut pas être réelle, parce qu'elle est trop parfaite, trop... pure, pour un tel milieu. desserrant sa mâchoire, taisant la brève pointe de douleur qui s'ensuit, il murmure pour ses oreilles seulement, sans savoir si elle l'entendra ou pas. « how could I not? » il songe à Poppy et le désir s'éteint pour de bon, anéanti par la crainte des regards, effacé face à la terreur d'être si facilement remplacé mais dans ce milieu, dans leur milieu, ses sentiments personnels n'ont pas de place, pas quand ils ont une histoire à raconter, au moins ce n'est qu'un photoshoot, pas un commercial, là ça aurait été vraiment de la torture.
les musiques changent, la séance reprend. à chaque fois que leur peau se touche, artemis se sent mourir à petit feu, n'ayant pas encore le recul nécessaire pour totalement faire abstraction de son attirance physique pour celle qui est toujours en train de l'effleurer, de le toucher, quand la réciproque n'est pas vraie. alors il se concentre sur la musique, sur les paroles parfois, tentant de rendre ses gestes le plus cliniques possible. sauf que le photographe le voit, l'houspille, les arrête, déclamant ce qu'il veut voir. de la passion artemis, qu'il demande, du désir. exactement ce que le jeune homme essaie de réprimer, évidemment alors il tente de croiser le regard de la demoiselle, pensant important qu'elle entende les prochains mots avant qu'ils ne reprennent. « désolé. dis moi si c'est trop et il pourra aller se faire voir. » bien sûr, cela serait vu comme un caprice, il serait classé comme difficile, pas franchement quelque chose qu'il puisse se permettre mais peu importe, eve passe avant.
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Dim 29 Juin - 18:01

pour moi, même un tableau de kandinsky n'a jamais été aussi abstrait que tout ce qui est en train de se passer en ce moment même. le photographe nous demande d'entonner des hymnes à l'amour, à la joie, au désir et moi, je suis un peu perdue. comment ne pas l'être ? je suppose que toutes les personnes qui sont passées avant nous - et même artémis lui même, puisent dans ce qu'ils ont vécu, dans les moments intimes et vibrants encore imprimés dans leurs chairs et dans leurs souvenirs. mais comment faire lorsque tout ce qui vous a été offert par la vie, la vraie, ne sont que des baisers volés mis à l'épreuve par quelques danses enflammées et des regards de braise? des doigts qui se frôlent, des cœurs qui s'échauffent... et un mur. un mur immense. un mur qu'il faut encore briser mais qui reste intact et qui semble disposé à le rester pour un long moment encore. me souvenir de ces dizaines de shooting où j'ai dû jouer l'idylle parfaite et l'amoureuse transie n'apporterait rien, tout était tellement plat, sans relief, trop parfait. alors je suis obligée de faire avec ce que je ressens, là, tout de suite. et ça résume un peu tout ce qui a pu se passer en vingt-deux ans d'existence. quelque chose de trop vague pour moi, de trop nouveau et de tellement inconnu que je ne pourrais mettre de mot dessus. et quand le maître du shooting insiste sur artémis et sa difficulté à faire ce qu'on lui demande, je comprends encore moins. pourquoi il ne me reprend pas moi? mais non je suis désolée, c'est moi. je lui murmure, persuadée que le problème vient de moi. c'est moi l'enfant, c'est lui l'homme même s'il ne le sait pas. ça ne saute tellement pas aux yeux. il sait de quoi il parle, c'est juste moi qui ne suit pas. c'est tellement évident que je ne comprends même pas pourquoi le photographe ne s'en rend pas compte. il pense certainement qu'artémis sera d'autant plus réactif avec mon haut en moins car il me demande de le retirer. il s'empresse aussi d'ajouter que c'est juste pour avoir "un bout de tissu en moins" et que je devrais cacher "ce que personne ne veut voir, parce qu'on ne fait pas dans le porno, nous. non, on fait de l'art, mademoiselle". un peu vexée par cette comparaison, je le maudit intérieurement tout en exécutant les ordres puis je croise les bras sur ma poitrine. lui, je l'aime pas. faudrait qu'un jour, je lui rappelle qu'il n'est qu'un vulgaire photographe et qu'il peut se faire virer d'une minute à l'autre sans véritable explication. évitant ses yeux qui se veulent experts, je préfère me concentrer sur artémis, lui adressant un regard signifiant que tout ira bien maintenant et que je ferai de mon mieux.
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Lun 30 Juin - 15:21

Spoiler:
 

mais non je suis désolée, c'est moi. artemis secoue la tête, prend son visage en coupe, presse ses lèvres contre son front un instant avant de se reculer pour planter son regard dans le sien et lui souffler non, non, minha jóia, toi tu es parfaite. cela dit, il est difficile de se rappeler de cette certitude absolue quand le photographe souhaite qu'eve retire également son haut et il se retrouve à déglutir difficilement une fois de plus. cependant, faisant fi de tout cela, lorsqu'il s'aperçoit que sa partenaire est soudainement légèrement vexée, allant jusqu'à croiser un bras sur sa poitrine, suite à une remarque du photographe, artemis, ne pouvant lui rendre le sourire qu'elle lui adresse, l'abandonne quelques instants, jetant un regard en biais au zigoto, l'air de le défier de dire quoi que ce soit pour aller trifouiller avec la playlist, allant jusqu'à brancher son propre ipod pour choisir une des siennes et alors que la musique débute, il retourne à grand pas prendre sa place auprès d'eve avant de se poster près d'elle alors que les premières notes d'un tango argentin commence à s'élancer dans les airs. il ferme les yeux, inspire un bon coup et lorsqu'il les réouvre, si ses yeux sont légèrement assombris, il est toujours maitre de lui-même.
et cette fois-ci, pour sa part, les ordres se passent sans anicroche, malgré l'apparition d'un matelas où ils sont intimés de prendre place, mais sentant toujours une réticence de la part d'eve, comme si la réprimande était toujours fraiche, artemis, qui agit désormais comme s'il était lui-même une pièce de vêtement, se drapant autour d'eve, la couvrant comme la dénudant, glisse à mi-voix contre ses cheveux, c'est un idiot, reste avec moi, alors que son bras repose légèrement sur la poitrine de la jeune femme, son autre main sur le matelas, le regard face à la caméra, invitant presque à la débauche. eve repose à moitié contre lui, sa tête contre son épaule et à chaque inspiration, il respire son parfum, son shampoing et la tête lui tourne un peu. cependant, il suffit de laisser courir ses yeux sur le reste du set pour se souvenir qu'il n'y a rien d'intime là-dedans, malgré la facilité avec laquelle il peut s'oublier, pressé contre elle. il espère simplement que la douce torture prendra bientôt fin, histoire qu'il puisse aller passer un savon téléphonique à sa soeur qui l'a jeté dans la gueule du loup sans même le prévenir.
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MessageSujet: Re: tropical house (artémis)   Dim 6 Juil - 19:12

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son baiser me donne l'illusoire impression du réconfort. tandis que ma peau se pare d'une robe de frissons du fait de ses mains sur mon visage, je souris instantanément, baissant légèrement les yeux vers le sol. puis il répète une nouvelle fois ces mots qui n’appartiennent qu'à lui et mon sourire s’agrandit en guise de réponse. heureusement qu'il est là, je me dis dans ma tête. vraiment, je n'aurais pas aimé faire ce shoot avec quelqu'un d'autre que lui. il a le tact que la plupart des autres n'ont pas. et cela me ferait presque oublier les mots du photographe, quelques instants plus tôt. au fond de moi, j'entends déjà ma mère me chuchoter à l'oreille, "tu te vexes vraiment pour rien. bon sang eve, il faut que tu apprennes à garder la face." mais je n'ai pas envie de l'écouter. je balaie sa pseudo leçon de morale au loin puis je me concentre sur ce qu'il se passe devant moi en ce moment. et je vois artémis qui s'en va. pendant un quart de seconde, l'idée qu'il quitte le plateau m'effleure. non, il ne ferait quand même pas ça? ce serait le plus sûr moyen pour que je lui en veuille toute ma vie, si j'arrive un tant soit peu à réussir à lui en tenir rigueur. ce qui ne serait pas gagné. mais je suis soulagée de ne pas devoir le faire lorsque je le vois s'arrêter près du macbook contrôlant la musique. j'essaie de comprendre ce qu'il fait mais même en me hissant sur la pointe des pieds, je n'arrive pas à distinguer plus de la moitié de son corps. tant pis. je me rabats sur la créature qui nous sert de photographe et quelques dizaines de secondes plus tard, je le vois réapparaître dans mon champ de vision. les premières notes d'une musique qui me sont une fois de plus étrangères résonnent dans la pièce. quand je me rends compte qu'il s'agit d'un tango, je commence à paniquer intérieurement. mais... je commence, à voix basse, pas très sûre de vouloir lui annoncer ce qui suit. je sais pas danser. je finis par dire, lui lançant un regard empli de détresse. au fond, j'espère que sa connaissance en la matière masquera mon profond manque d'expérience. un peu surprise, je constate que tout paraît simple en réalité. je me laisse simplement guider par son corps contre le mien, tout de même un peu hésitante. puis ce n'est que lorsque le matelas vient m'accueillir que je me rends compte qu'il a été posé là depuis quelques minutes. les flashs s'affolent, signe de la satisfaction du photographe. je passe mon bras libre autour des épaules d'artémis, me pressant un peu plus contre lui. d'accord, je reste avec lui. moi, je ne demande que ça de toute façon. pour finir la séance, je pose mes lèvres au coin des siennes et le dernier éclair vient immortaliser le moment. ça, c'est tout ce qu'ils aime, je le sais bien. le petit truc qui change tout, quelque chose à la frontière entre l'officiel et l'officieux, jouant sur la ligne du non-dit. puis la séance se termine aussi vite qu'elle a commencé. le photographe lance un vague 'merci' avant de s'éclipser. les lumières s'éteignent tandis que je m'assois, me penchant pour attraper mon soutien-gorge posé à quelques centimètres de là, un bras toujours faiblement posé sur ma poitrine. merci! je le remercie, mais il n'y a pas trop de raisons. enfin, pour moi, il y en a beaucoup trop, c'est certainement pour ça que je ne saurais les énoncer. mais dans tous les cas, moi, j'ai aimé être à ses côtés.
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tropical house (artémis)

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